SEfFB: Sans les syndicats, que serait notre profession ? - 8/2021

SEfFB: Sans les syndicats, que serait notre profession ?

C’est un appel pressant que le Comité central lançait à ses membres, le 1er septembre dernier lors de l’assemblée générale du SEfFB : donnons davantage de visibilité aux actions syndicales, sans lesquelles la profession d’enseignant·e aurait été privée de nombreuses améliorations, en particulier salariales. Notre effectif doit impérativement croitre, pour assurer notre représentativité, notre poids politique, nos actions formatrices et notre équilibre financier. Faire connaitre nos combats et nos victoires permettra sans le moindre doute de convaincre les jeunes professionnel·les à rejoindre nos rangs. La défense de leur métier passe par là.

 

 

En terre bernoise alémanique, le taux de syndicalisation des enseignant·es dépasse 70 %, alors qu’il n’atteint pas 30 % dans le Jura bernois et la Bienne romande : si des facteurs historiques peuvent partiellement expliquer ce fossé, il n’en demeure pas moins que le SEfFB ne peut se contenter d’une représentativité aussi faible.

 

Les preuves sont là

 

De cette nécessité d’augmenter le nombre de membres, le Comité central en est conscient de longue date. Mais il en souligne d’autant plus l’urgence, aujourd’hui, que la pandémie a exercé des effets pervers sur la visibilité du syndicat. En devant renoncer à deux éditions consécutives de sa Journée des enseignant·es, le SEfFB a en effet perdu sa meilleure vitrine, ainsi qu’un lien précieux avec sa base.

Cette journée aura bel et bien lieu au printemps 2022, sur le thème crucial du climat scolaire et avec une nouvelle fois des intervenant·es de très haut niveau. Il convient cependant d’agir préalablement, au plus vite et à large échelle, pour étoffer les rangs.

Dans ce sens, le Comité central invite ses membres à s’investir sans tarder, en relayant dans leurs établissements toutes les informations reçues de leur syndicat. Faire connaitre les nombreuses et importantes démarches menées actuellement, voilà bien la meilleure manière de promouvoir le SEfFB !

Où en serions-nous de nos conditions de travail et salariales, si les syndicats, SEB, SEFB, Formation Berne ou autres, n’avaient pas travaillé d’arrache-pied à la défense de l’école et du métier ? Derrière les améliorations et autres revalorisations dont bénéficient les enseignant·es aujourd’hui, on trouve invariablement l’engagement des syndicats et des élu·es collaborant avec eux.

Alain Jobé, secrétaire syndical, invitait plus avant tou·tes les membres à fréquenter régulièrement le site internet de Formation Berne, où de nouvelles informations sont publiées chaque semaine, et à en parler à leurs pair·es. Le syndicat est écouté, pris au sérieux et très engagé, il mérite donc un véritable intérêt et une forte représentativité, des Francophones aussi bien que des Alémaniques.

 

Le prix du bilinguisme

 

Le bilinguisme bernois est précieux, on ne cesse de le répéter dans à peu près toutes les sphères politiques et économiques du canton. Mais il a son cout, que l’on peine à accepter en période de difficultés financières. Tel est le cas de Formation Berne, qui doit impérativement réduire ses dépenses, avant d’avoir mangé toute sa fortune au fil d’exercices clairement déficitaires.

Nous devons absolument partager l’effort demandé aux syndiqué·es alémaniques, dont les frais, essentiellement ponctuels, ont logiquement augmenté avec notre arrivée au sein de FB. Les comptes provisoires révèlent en effet que le SEfFB aura couté quelque 19 000 francs, le semestre passé, à l’entité FB. Ce qui irrite logiquement bien des sections alémaniques contraintes à se serrer drastiquement la ceinture.

« L’injustice est inconfortable pour toutes les parties, elle nous conduirait à devoir quitter FB et signerait la mort du SEfFB » : l’intervention d’une participante à l’assemblée traduit une inquiétude quasi générale. Crainte que tempèrent les projections financières sur douze mois ( de mi-2021 à mi-2022 ), lesquelles prévoient un déficit du SEfFB ramené à 19 000 francs annuels, et qu’il est encore possible de diminuer. « Les traductions sont devisées à quelque 12 000 francs, or il serait vain de traduire la totalité des documents, en particulier des PV d’assemblées », soulignait Peter Gasser.

Un autre grand espoir, pour améliorer les relations entre les sections et fractions de tout le canton : les débats de la « Klausur », une retraite de plusieurs jours que les autorités de Formation Berne tiendront à Tramelan le mois prochain et qui traitera notamment de la question du bilinguisme.

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