Une demande légitime

Une demande légitime

Le 24 septembre dernier, le Conseil d’État fribourgeois a répondu à nos courriers du 21 décembre 2017 et du 2 janvier 2019 demandant une revalorisation salariale des enseignant·es primaires. Loin d’être convaincue, la SPFF a décidé de continuer les démarches avec le soutien d’un avocat.

 

C’est en 2008 que la commission d’évaluation des fonctions a émis ses préavis concernant notre profession. À cette époque-là, deux évaluations ont été conduites, une pour les enseignant ·e·s École Normale et une pour les enseignant·e·s HEP. La formation contribuant à une grande part des points attribués, le Bachelor obtenu à la sortie HEP augmentait cette classification. Le Conseil d’État, ne voulant pas faire de di—érence, a pris la décision de mettre tout le personnel enseignant en classe 18, valeur haute pour les un·es et valeur basse pour les autres, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2007. À cette date, très peu d’enseignant·es disposaient du Bachelor. Or, aujourd’hui, la situation est di—érente avec plus de 50% de collègues formé·es à la HEP.

Les arguments du Conseil d’État

Dans nos courriers, nous avons fait valoir d’une part la formation actuelle qui n’est pas reconnue à sa juste valeur et d’autre part notre métier qui évolue et se complexifie. À cela, le Conseil d’État a répondu ainsi:

Les premiers diplômes HEP ont été délivrés en juillet 2005 et en accordant la classe 18 en 2007, il a déjà été tenu compte de cette formation et nous avons bénéficié d’une classe supplémentaire. Aussi, pour le Conseil d’État, la formation Bachelor a déjà été reconnue à sa juste valeur.

Une comparaison salariale e—ectuée en 2018, comprenant les cantons latins ainsi que le canton de Berne, montre que le salaire minimum versé à Fribourg aux enseignant·es 1H–2H occupe la 2e place après Genève et la 5e place pour les 3H–8H. En ce qui concerne les revenus versés après vingt-et-un ans d’activité, ils occupent systématiquement la 3e place derrière Genève et Berne. De plus, une comparaison salariale plus large révèle qu’ils correspondent à la moyenne des cantons situés au nord-ouest de la Suisse. Le Conseil d’État estime dès lors que ces di—érents éléments démontrent que nos traitements sont concurrentiels et se situent dans la moyenne des autres cantons, voire au-dessus.

Enfin, le Conseil d’État reconnait que les exigences vis-à-vis du corps enseignant vont en s’accroissant et qu’il sera utile de se pencher sur notre mandat global lors de la prochaine révision du règlement relatif au personnel enseignant. En outre, pour répondre à cette évolution, ce sont les titulaires de toutes les fonctions qui doivent s’adapter et sont soumis aux exigences de formation continue. D’une manière générale, ce n’est pas seulement la fonction enseignante qui évolue et évoluera encore dans le futur. En tenant compte de cet état de fait, le Conseil d’État rappelle que ces changements ne donnent pas automatiquement lieu à une augmentation de la classification.

En conclusion

La SPFF et ses collègues alémaniques du LDF1 estiment que cette réponse n’est pas satisfaisante et ne répond pas à notre problème de classification dans le contexte fribourgeois, par rapport notamment au secondaire I.

Avec l’aide d’un avocat, nous avons entamé des démarches afin que notre dossier soit rouvert dans EVALFRI2 et que nous puissions obtenir satisfaction.

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