Une assemblée de qualité

Une assemblée de qualité

Les délégué·es réuni·es en assemblée le 13 septembre dernier à Ursy ont eu droit à un programme très copieux. Une partie statutaire suivie d'échanges avec M. Siggen et son chef de service, M. Stern. Deux pages pour (presque) tout vous dire…   

Tour d’horizon des dossiers

D’une manière générale, il est bon de rappeler que le contexte actuel n’est pas aussi favorable qu’il en a l’air.

Du côté de la Caisse de prévoyance, les dernières propositions du Conseil d’État laissent un gout amer. En effet, malgré des mesures transitoires et de compensation à hauteur de 380 millions, une augmentation paritaire de 1% des cotisations, une limitation des pertes à maximum 9,5% à 64 ans et une légère revalorisation salariale de 0,25%, les pertes de rentes restent substantielles et c’est in fine les délégué·es qui auront le dernier mot lors de l’assemblée extraordinaire de la FEDE du 6 novembre. Le personnel devra payer plus pour gagner moins et le choix va s’avérer cornélien entre un projet qui ne convainc pas et le risque d’un échec devant le peuple.

Le projet «maintien et développement de la qualité de l’école fribourgeoise» entre dans sa phase pilote lors de laquelle nous espérons obtenir des renseignements précieux jusqu’à son implémentation toujours prévue en 2020. Le spectre d’une surcharge de travail, en particulier en ce qui concerne les récoltes de données, est toujours présent.

Le dossier de l’évaluation des élèves avance et des décisions ont été prises au niveau de la Direction, avec notamment l’introduction des notes dès la 5H. Les travaux se poursuivent pour la réalisation du document de suivi qui accompagnera les élèves durant toute leur scolarité obligatoire.

La mise en oeuvre de l’Art. 51 du règlement de la loi scolaire (travail en demi- classe) nous questionne toujours, car il faut maintenir la qualité de l’enseignement des ACT (activités créatrices textiles) et assurer des conditions-cadres correctes à nos enseignant-e-s AC actuelles. Le Conseil d’État, dans un courrier, a répondu par la négative à une demande de revalorisation salariale formulée par les associations d’enseignant·es. Son principal argument est qu’après une comparaison salariale effectuée en 2018, comprenant les cantons latins ainsi que le canton de Berne, il apparait que nos salaires sont largement dans la moyenne, voire au-dessus. Nous nous sommes adjoint les services d’un avocat pour demander la réouverture de notre dossier EVALFRI, car c’est en comparaison cantonale que notre formation n’est pas assez reconnue. Du côté de l’enseignement spécialisé, la mise en place du bureau de coordination MAO–MAR (mesures d’aides ordinaires et renforcées) est effective. Les intentions sont bonnes, mais il reste encore du chemin pour que les enseignant·es spécialisé ·es trouvent leur place dans ce système et qu’une culture commune soit créée. Nous intensifions nos contacts avec les responsables de ce dossier afin d’obtenir des clarifications.

Quant au financement des fournitures scolaires, suite à un rapport remis par un groupe de travail ad hoc, des décisions vont tomber, mais pas forcément dans le sens des conclusions émises. Le vrai changement aura lieu à la rentrée 2020. Le catalogue de l’Office cantonal sera élargi pour répondre à un maximum de demandes et on s’achemine vers la possibilité de faire nos achats dans des commerces agréés pour les autres fournitures. Le flux financier entre l’État et les communes sera aussi réglé. Une prochaine rencontre que nous avons sollicitée nous en dira davantage.

Sur le front de la pénurie, celle-ci semble maitrisée pour cette année, mais les nombreux départs à la retraite annoncés vont compliquer les choses dans les deux ans à venir. Seul 1,17% des enseignant·es engagé ·es n’ont pas le diplôme requis, surtout pour les AC, et le souci principal reste la recherche de remplaçant·es, même si 800 personnes se sont annoncées dans la base de données mise en place pour faciliter le travail des responsables d’établissement. Malgré l’augmentation du nombre d’enseignant ·es formé·es à la HEP, la SPFF regrette que des mesures n’aient pas été prises plus tôt, la pénurie étant prévisible.

Nous avons aussi abordé le volet informatique. En effet, le PER numérique est en courte phase de consultation et des décisions tomberont lorsque son contenu sera stabilisé et mis en oeuvre. Il semble cependant inévitable que des unités soient introduites à la grille horaire afin de répondre aux attentes fondamentales formulées. Tout cela sera discuté avec nous pour un horizon 2023 et le débat sur le financement du matériel informatique mis à disposition dans les établissements, respectivement dans les classes, devra aussi avoir lieu, car les disparités actuelles devront être gommées. Révision des statuts Les délégué·es ont aussi adopté à l’unanimité une révision totale de nos statuts qui se devaient d’être réactualisés. Pas de grande révolution, mais un toilettage nécessaire. Cependant, le règlement des cotisations a été davantage discuté et ne semblait pas mûr. Le comité va retravailler ce document dans le sens des remarques émises.

Du changement au comité

Pour des raisons familiales et de surcharge, trois collègues ont décidé de quitter notre comité. Il s’agit de Catherine Ruedin, de Dominique Francey et de Delphine Gachet. Qu’elles soient remerciées pour leur assiduité aux séances, le temps qu’elles ont passé à préparer les comités, à écrire moult messages pour chercher un·e répondant·e pour tel ou tel établissement ou pour faire passer les informations auprès des membres. Leur engagement a été exemplaire et leur apport important pour notre comité.

Nous avons le plaisir d’accueillir Sonia Rufo dans nos rangs, mais le comité reste incomplet avec les arrondissements 6 et 7 qui ne sont pas représentés. Avis de recherche lancé…

Notre résolution

La SPFF effectue un travail soutenu pour répondre aux consultations organisées par la Direction de l'instruction publique, de la culture et du sport (DICS), s’implique dans plusieurs groupes de travail et de réflexion et est une partenaire reconnue dont la connaissance du terrain n’est pas contestée. Suite à tout ce travail en amont, des options sont prises et la SPFF souhaite être davantage et mieux informée des décisions finales. À cet effet, nous demandons de nous fournir systématiquement un rapport de consultation, de nous convier à une rencontre avant la prise de décision finale afin que nous puissions en prendre connaissance et ouvrir d’éventuelles négociations et de nous informer sans délai après la prise de décision. Notre intention n’est pas de décider à la place de notre Direction, mais d’avoir une séquence entre la fin des travaux participatifs et avant la détermination finale, afin de connaitre la teneur des décisions et, dans certaines situations, pouvoir ouvrir de nouvelles discussions constructives.

En conclusion, les dossiers ne manquent pas et c’est une équipe toujours motivée qui, semaine après semaine, essaie de répondre aux défis et à vos préoccupations. Le chemin est parfois long et tortueux, mais il faut être persévérant·e et patient·e. Avec le soutien de nos membres, dont nous souhaitons voir augmenter le nombre, tout est possible et avec l’ensemble de ses partenaires, la SPFF continuera d’être une actrice incontournable du paysage éducatif fribourgeois. 

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