SPFF: Le grand mythe des vacances - 7/2022

SPFF: Le grand mythe des vacances

Après une année scolaire bien remplie, juillet est arrivé amenant dans ses bagages les belles et grandes vacances d’été … Celles qui font tant rêver et nous donnent l’impression d’avoir du temps, beaucoup de temps ! Mais le temps passe si vite et chaque jour derrière nous nous rapproche un peu plus de la nouvelle rentrée scolaire.

 

 

 

« Être en vacances, c’est n’avoir rien

à faire et avoir toute la journée pour

le faire. » Robert Orben

 

Cette citation pourrait être vraie, dans un idéal où chacun·e de nous n’aurait, par moments, rien à faire … Mais est-ce vraiment le cas ? Probablement pas. Par contre, prendre le temps de se poser, le temps d’une vraie pause, de souffler et de ne rien faire malgré les millions de choses que notre esprit voudrait nous faire faire, c’est peut-être ça la vraie richesse des vacances, non ?

Les vacances des enseignant·es … Ce grand mythe qui fait tant rêver les autres métiers moins bien lotis en temps de repos, mais qui occulte aussi souvent tout le travail à faire malgré tout durant ces périodes. Alors certes, nous avons, dans notre métier, beaucoup de temps sans nos élèves, mais c’est en fait bien ces dernièr·es qui ont de vraies longues vacances.

Pour nous, l’été passe par de nombreuses phases. La première consistant à terminer une année scolaire et parfois, à devoir dire au revoir aux têtes blondes, brunes ou rousses que nous avons accompagnées durant une année ou deux. Cette étape est souvent un moment très particulier et pas si simple. Accompagner des enfants sur le chemin de la vie implique forcément de s’y attacher, un peu, beaucoup, trop parfois et de nous investir tant émotionnellement que dans d’autres domaines. Alors leur dire au revoir, bon vent, nous déchire forcément un peu le cœur, même si nous avons le sentiment du devoir accompli et que nous sommes fièr·es et heureux·ses du chemin parcouru ensemble.

Viennent ensuite souvent les nettoyages, les rangements, les formations continues, la folie du début de ce temps de vacances que l’on pourrait probablement renommer « temps de non-classe ». Ces moments sont si différents d’un endroit à l’autre, en fonction de l’école, de la commune, du canton et des consignes données ou conseillées. Ce temps-là permet souvent de tourner la page de l’année scolaire qui a filé afin de pouvoir ensuite commencer le chapitre de la nouvelle qui se profile.

C’est alors que nous entrons dans la phase de nouveauté. Celle qui nous permet de repartir sur du neuf, de réaménager nos salles, de décorer, de préparer un petit cocon tout douillet pour nos futur·es élèves. Certain·es nous connaitront déjà, mais seront heureux·ses de voir une classe différente de l’année précédente. Pour les nouveaux et les nouvelles, cela leur permettra peut-être de se rassurer un peu, de se sentir accueilli·es et d’avoir envie de tout découvrir …

Trouver leur place, chercher leur prénom, au vestiaire, sur leur casier, installer leurs affaires, voir qu’ils·elles sont attendu·es.

Cette phase-là, je crois, est si importante pour chaque enseignant·e. C’est un moyen de montrer notre amour du métier, notre envie d’accueillir nos élèves et nous prépare, nous aussi, à ce nouveau défi, cette nouvelle année qui arrive.

C’est la phase qui prend le plus de temps. Qui nous amène à nous rendre dans notre classe le nombre de fois qu’il est nécessaire afin de préparer une rentrée harmonieuse et sereine, tant pour nos élèves que pour nous.

Mais il est bien vrai que nous avons la chance de pouvoir nous organiser comme nous le désirons … que ces
périodes sans élèves nous donnent la latitude de choisir nos horaires, nos moments de travail ou de pause.
Pour ma part, c’est toujours avec un immense bonheur que je me lance dans les préparatifs de la nouvelle rentrée scolaire. Quelle chance de pouvoir chaque année recommencer un nouveau chapitre. De découvrir de nouveaux et nouvelles élèves, de créer des liens avec chacun·e et leurs parents. De redécorer la classe afin qu’elle ne ressemble jamais à celle de l’année précédente. Alors oui, c’est avec enthousiasme que l’on remet l’ouvrage sur le métier, que l’on profite aussi de réaliser les nombreuses tâches qui passent souvent à la trappe durant l’année par manque de temps …

Et je crois pouvoir assurer qu’aucun·e enseignant·e ne choisit ce métier pour les vacances … C’est même probablement plutôt lui qui nous choisit. Il vient à nous comme une évidence et ne nous lâche plus. La passion s’invite et nous emmène sur un chemin si riche d’expériences, de petits et grands bonheurs, de découvertes et de déceptions aussi, parfois. Nous ouvrons à ce moment-là le livre de notre vie d’enseignant·e qui s’enrichira chaque année d’un nouveau chapitre. Quelle chance !

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