Le SEFB recule pour mieux sauter

Le SEFB recule pour mieux sauter

Rattachement à Formation Berne: la décision est reportée de six mois, pour compléments d’études et mise au point d’un règlement particulier.  

Réuni·es en assemblée générale extraordinaire le 18 novembre dernier à Tavannes, une trentaine de membres du SEFB ont renvoyé de quelques mois toute décision concernant un rattachement à Formation Berne. Si rien n’est remis en question sur le fond, le statut particulier du SEFB, au sein de sa (très probable) future entité, demande à être précisé clairement. 

Complexe 

Peter Gasser, coprésident, rappelait à Tavannes que les rencontres sont fructueuses, depuis deux bonnes années, entre les représentant·es du SEFB et de Formation Berne. Dès lors, les deux parties espéraient bien entériner leur mariage pour le début 2020, lequel devait faire l’objet de votes en assemblées de novembre.

Or à quelques jours de ces réunions, nos deux coprésident ·es ont décidé de reporter cette décision. «Nous ne pouvions pas vous faire voter sur un contrat encore bien trop flou. Certes, nous avons beaucoup avancé, et nos partenaires ont parfaitement admis la nécessité de nous accorder un statut particulier, qui se calque sur nos nombreuses spécificités», soulignait Peter Gasser. Au fil des discussions, il est cependant apparu que la prise en compte de ce statut particulier est plus complexe que prévu et doit se traduire par un règlement ad hoc. Règlement qui doit encore être couché sur papier. 

Flux financiers 

Les modalités financières du contrat de mariage, elles aussi, demandent encore des éclaircissements. Bonne nouvelle et signe très positif pourtant dans ce domaine: en assemblée de mi-novembre dernier, les délégué·es de Formation Berne ont approuvé un budget 2020 qui prend en compte déjà une hausse de charges due à l’arrivée du SEFB. «Cette augmentation n’a pu être chiffrée précisément. Cependant, les délégué·es ont accepté l’idée de futures dépenses supplémentaires liées à nos besoins spécifiques; des besoins inhérents certes à la langue, mais également à notre fonctionnement et à nos centres d’intérêt.» 

Une nécessaire souplesse 

De son côté, le SEFB devra indubitablement accepter d’apporter des modifications à son fonctionnement. «Nous devrons nous aussi faire preuve de souplesse.» Les six prochains mois seront donc consacrés à la mise au net des flux financiers et du règlement destiné aux francophones. «En mai prochain, pour l’assemblée générale 2020, nous arriverons avec un projet cette fois ficelé», garantit Peter Gasser. 

Nous serons pionniers! 

Pino Mangiaratti, président de Formation Berne qui avait fait le déplacement de Tavannes, rassurait l’assemblée, lui aussi: «Ce mariage va se faire. Aucun obstacle n’est insurmontable, loin de là, mais nous devons nous montrer désormais plus concrets et plus précis.» Et l’invité de souligner: «Je me réjouis que nous soyons pionniers, puisque même le SER et LCH travaillent à leur rapprochement.» L’assemblée a approuvé sans un pli la modification proposée des statuts, laquelle permettra, le moment venu, d’approuver une fusion avec Formation Berne, sans devoir passer par une dissolution et un vote par correspondance.

L’intérêt de tous les francophones

Dans la discussion qui a suivi la présentation, la question s’est posée de savoir pourquoi le SEFB ne pourrait pas obtenir simplement le même statut que les membres francophones de Formation Berne. Or ces derniers, relevait Peter Gasser, n’ont ni secrétariat, ni service particulier adapté aux spécificités de l’enseignement romand. «Durant ces deux ans de discussions, ils se sont rendu compte du grand travail effectué par le secrétaire syndical du SEFB. Alain Jobé s’est d’ailleurs occupé de quelques dossiers de membres FB, à leur entière satisfaction.» Au statut des francophones de Formation Berne, il manque également toute représentation, à la HEP BEJUNE, au SER, entre autres. Sans compter les prises de position adaptées à nos spécificités, qui ne sont de loin pas que linguistiques. Un SEFB fort est dans l’intérêt de tous les enseignant ·es bernois·es francophones, les membres de Formation Berne l’ont parfaitement compris, qui comptent fortement sur un rapprochement. Quant aux points délicats pour lesquels était décidé ce report de six mois, il était précisé notamment que Formation Berne est organisée en fractions et régions; or le SEFB constitue à la fois une fraction et une région, ce qui induit par exemple un double budget. De surcroit, il est indispensable de détailler les tâches relevant de la Centrale, que les président ·es des autres fractions n’ont donc pas à assumer, ceci pour expliquer clairement la charge de travail portée par nos coprésident·es.

 

Sus à la modestie! 

Cette assemblée extraordinaire se penchait également sur la situation financière actuelle du SEFB, sujet qui débouchait sur un appel à mieux «vendre» le syndicat et son travail. Le secrétaire syndical Alain Jobé présentait les résultats attendus pour la fin de cette année. «Au niveau des dépenses, le budget est parfaitement respecté. Par contre, nous attendons encore le versement de cotisations, pour quelque 30 000 francs… Et malheureusement, cela demande beaucoup de travail pour récupérer ces dûs.» Quant au budget 2020, son équilibre sera difficile, étant entendu le grand nombre de retraites prévues à court terme. 

Ne nous quittez pas…

La discussion ouverte, on en appelait aux futur·es retraité·es, afin qu’ils·elles demeurent membres, en reconnaissance de la protection que le syndicat leur a assurée durant toute leur carrière. La remarque était formulée également que dans trois cantons romands, les président·es de syndicat sont rémunéré·es par la Direction de l’instruction publique. Or Josy Stolz, coprésidente, prévenait: «Cet avantage financier n’est pas innocent: comment s’opposer ensuite à la Direction cantonale qui vous rétribue?» On s’inquiétait également du faible taux de syndicalisation chez les jeunes enseignant·es. «L’utilité du syndicat ne leur apparait pas forcément. Durant les années Pulver, nous avons pu compter sur une collaboration très efficace, qui a occulté les dangers que court toujours la profession et l’école en général», estimait Peter Gasser. 

Montrez-vous! 

C’est à une jeune membre, justement, que revenait l’appel le plus pressant: «Le syndicat est beaucoup trop modeste, il ne revendique pas suffisamment ses victoires. Les enseignant·es ignorent, conséquemment, de quoi vous les protégez», affirmait-elle en exhortant le Comité central à se montrer, à publier les résultats concrets du travail énorme mené par le secrétaire syndical.

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