J'éduque, donc je lis - 09/2020

J'éduque, donc je lis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1. Mireille Cifali. ( 2020 ). Tenir parole. Responsabilités des métiers de la transmission. Éd. PUF.

Avec nous, Mireille Cifali aborde dans ce livre l’art de tenir parole. «Avec nous», car ce livre reprend des thèmes essentiels qu’elle a développés, en conférences, dans des revues, y compris dans notre Educateur. Nous nous régalons ainsi de la suivre, fidèle à ses essentiels, certes évoluant, mais nous rappelant que nous sommes, elle et nous, des êtres de langage. La première partie de l’ouvrage se centre sur les conditions d’une parole professionnelle transmettant des savoirs, mais aussi une intimité.

La deuxième scrute les conditions d’un dialogue entre professionnel·les, quand ils·elles cherchent à assurer, en collectif, une transmission à un·e enfant devenu·e «élève en diffi- culté». On y rencontre ces mesures d’ensemble, créées pour faire réussir. Mais qui excluent quand est oubliée la singularité des situations.

La troisième partie parle des conditions de la transmission. Ainsi, quand conscient·es de la

présence de la violence, voire témoins de passages à l’acte, nous parvenons à nommer les attitudes, les paroles, repérer les gestes qui assurent une position d’autorité. Et non plus de pouvoir.

L’auteure trace en fin d’ouvrage un futur avec ses rêves, ses technologies. Elle dit ses doutes, ses questions. Affirme son choix: sauvegarder l’expérience et le temps d’apprendre. Et, face aux logiques déshumanisantes qui ne cessent de surgir sous de nouveaux atours, elle propose ses propres moyens d’y résister: la puissance des mots choisis grâce à une dé- marche de recherche éducative se laissant questionner par l’art, les sciences, la poésie, une pensée métaphorique.

Ce dernier chapitre offre un éclairage puissant sur le travail de recherche et de transmission de Mireille Cifali. La magie de son être là, tant à l’oral que par écrit, se révèle émaner de son travail intensif sur et avec les mots. Travail d’écriture et de réécriture en spirale. Permettant tant de penser que de dire. Avec ses références partagées, elle préserve ainsi un travail de création et de recréation de soi et du monde qui est, pour elle, l’exigence d’une transmission. Et par là même, pour nous, elle tient parole.

 

 

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2. Yves Baticle et Christophe Pavie. ( 2020 ). Écrire un roman coopératif avec sa classe. Éd. Chronique sociale.

Écrire ensemble un roman, avec toute la classe! Pourquoi pas? Donner à des enfants de 8 à 12 ans, notamment, le plaisir et la fierté collective de créer un ouvrage, d’élaborer une histoire, de progresser chapitre par chapitre, puis de se relire à volonté.

Ce livre permet de relever ce défi et d’accéder à la joie de l’écriture. L’œuvre étant donc «coo- pérative», la classe est divisée en groupes d’élèves, chacun·e étant responsable d’un chapitre, avec une action majeure et un lieu dédié. Le chapitre qui ouvre le roman et celui qui le clôt peuvent être construits soit par l’ensemble du collectif, soit par des groupes qui travaillent plus vite que les autres, ou encore par un groupe dont c’est la tâche principale. La méthode est décidée et expliquée par l’enseignant·e, qui encadre et suit le processus. Le sujet choisi au départ: le voyage et les péripéties d’un ou plusieurs héros... À la façon d’Ulysse?

 

 

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3. Groupe Français d’Éducation Nouvelle - Dijon. ( 2020 ). Former à la problématisation. Quand (re)chercher est indispensable à tout apprentissage. Éd. Chronique sociale.

La problématisation est considérée dans cet ouvrage comme une activité qui s’apprend, non pas réservée aux seuls mondes de la formation, des études, de la recherche scienti- fique, mais étant indispensable à toute action sur le réel et à toute vie... dynamique. L’ouvrage collectif conceptualise ainsi l’acte de problématiser. Il met en lumière son sens, en montrant l’importance de savoir repérer puis poser les problèmes que l’on rencontre pour rechercher les moyens de les résoudre, tenter les actions possibles. Les exemples pris dans des lieux différents illustrent comment se tissent des liens entre cette manière de questionner sa pratique et son propre développement personnel et professionnel. Les auteurs proposent de problématiser, en collectif, les pratiques, comme ils l’ont fait eux- mêmes pour écrire ce livre. Pour dynamiser tant l’apprentissage en tout lieu, que la professionnalisation des métiers.

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