J'éduque, donc je lis - 02/2021

J'éduque, donc je lis

Des ouvrages à découvrir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

Charles Hadji. (2021). Le défi d’une évaluation à visage humain. Dépasser les limites de la société de performance. Éd. Esf.

L’évaluation a envahi nos vies. À chaque instant, nous sommes enjoint·es d’évaluer : un restaurant, un hôpital, nos achats. Et bien sûr nos élèves. Parfois nos collègues. Tout en étant nous-mêmes sans cesse étiqueté·es et classé·es. La folie évaluative s’est emparée de notre monde, jusqu’à chercher à quantifier ce qui échappait pourtant à toute mesure, comme nos émotions artistiques. Charles Hadji, dont les travaux sur l’évaluation scolaire font aujourd’hui autorité, s’interroge ici avec précision et rigueur sur ce qu’est une évaluation efficace et légitime. Il nous offre des principes et des outils précieux pour mener des évaluations « à visage humain », robustes sur le plan méthodologique et exigeantes sur le plan éthique. Avec des perspectives précises, dont celle de mettre l’évaluation à l’école au service de la coopération et non plus de la compétition. Un enjeu essentiel pour le monde qui vient.

 

 

 

2

 

Gérald Bronner. (2021). Apocalypse cognitive. Éd. PUF.

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, nous n’avons disposé d’autant d’informations. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d’informations a entrainé une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor qu’est notre attention. Nos esprits subissent l’envoutement des écrans et s’abandonnent aux mille visages de la déraison. Victime d’un pillage en règle, notre esprit est au coeur d’un enjeu dont dépend notre avenir. L’heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle. Le récit de cet enjeu historique peut nous réveiller.

 

 

3

 

N’autre école. Catherine Chabrun et Grégory Chambat, éds. ( 2020 ). Pédagogie ou business ? La méthode Montessori en question. Regards critiques, de Freinet à aujourd’hui. Éd. Questions de Classes(s).

Montessori titillée par Freinet et ses successeurs. L’ouvrage ne fait pas oublier que ce qui fut commun à ces deux pédagogues est surtout cette période des débuts de l’Éducation Nouvelle où il fallut exiger la reconnaissance de la socialité enfantine, alors qu’elle était méprisée ou réprimée. Ni l’une ni l’autre ne furent pour autant des spontanéistes. Tous deux proposèrent aux enfants des situations pensées, structurées et régulées par l’adulte. Ils différaient dans le type de situations et de matériel à leur proposer. En lien, et c’est là l’essentiel, avec le but qu’ils donnaient à l’école. Apprendre certes. Mais quoi ? L’autonomie, la liberté individuelle pour Montessori. La prise en main de son destin, pour Freinet, en construisant du collectif par la coopération. Étonnant que Montessori se retrouve aujourd’hui au service du privé ? Et que Freinet demeure dans l’école publique, pour la transformer ?

 

 

4

 

Boris Cyrulnik. ( 2019 ). La nuit, j’écrirai des soleils. Éd. Odile Jacob.

Boris Cyrulnik convoque les déchirures d’écrivain·es célèbres, les conjugue à l’aune de ses propres souffrances pour convaincre des bienfaits de l’imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l’écriture. « Je sais maintenant, dit-il que grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu’il est toujours possible d’écrire des soleils. » Les écrivain·es présenté·es furent des orphelin·es, des enfants négligé·es, rejeté·es, qui ont combattu la perte avec des mots écrits. Le fait d’écrire changea leur gout du monde. Parce que le manque invite à la créativité. La perte à l’art. L’orphelinage au roman. Mais crier sa détresse n’est pas une écriture, il faut chercher les mots qui vont lui donner forme pour mieux la voir hors de soi. Il faut la mettre en scène pour la métamorphoser. En écrivant, en raturant, l’écrivain·e raccommode son moi déchiré.

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