| Un témoignage.
Des idées, il y en a des tonnes…. si on écoute les enfants.
Selon Dominique Fellay, enseignante école enfantine et membre du groupe de pilotage.
Une amorce (un incipit), ça peut servir de déclencheur et c'est aussi un exercice de créativité pour nous enseignants : allier nos objectifs, les activités en classe avec les réflexions des enfants et leurs représentations est toujours porteur de projets.
L’inattendu et le hasard : inspiration
La citation De Benameur, m'inspire, car l'imprévu, le hasard sont des déclencheurs de créativité. Le sujet est vaste : "la vie peut-être belle", ça nous emmène n'importe où, c'est donc ouvert pour stimuler la créativité de l'enseignant. Je ne pourrais citer cette phrase telle quelle aux plus petits, elle est un peu difficile, je me sens donc libre, ... J'en fais la "traduction". Pour moi, elle évoque des images, des peintures, des couleurs... Je laisse mariner... Et je me laisse pleine liberté sur ce qu'elle m'inspire.
Saisir les opportunités pour créer un musée
Dans l'imprévu et le hasard, il y a des contraintes données avec lesquelles il faut pouvoir agir.
Il faut donc un point de départ, un déclencheur ! Pour cela, je fais aussi confiance aux enfants. J'essaie de saisir l'opportunité...
Le hasard fait que l'idée est venue d'un rituel. Toutes les semaines, un enfant choisit une reproduction de peinture, sculpture ou architecture pour qu'elle fasse partie de notre musée. La semaine dernière un enfant a choisi le soleil rouge de Miró. Avant de l'accrocher, nous en parlons. L'enfant qui l'a choisie explique pourquoi, puis nous "l'analysons". Les premières analyses sont plutôt succinctes mais ça ne fait rien, on prend ce qui émerge.
Emergence du projet
Je saisis un détail sur lequel je peux travailler en interdisciplinarité : les enfants comptent les "ronds rouges" qu'il y a dans la peinture. Quatre.
Je leur demande de faire une peinture libre ou quasiment : une seule consigne : Y intégrer quatre ronds rouges.
Ensuite, les enfants coévaluent leur travail : critère : y-a-t-il les quatre ronds rouges ? Si le contrat n'est pas rempli, l'enfant doit "retoucher" sa peinture pour qu'il le soit.
Quand les peintures sont terminées, nous les exposons et je leur propose de raconter l'histoire de ces quatre ronds rouges...
Par groupe, ils travaillent avec le kamishibaï et racontent l'histoire. (Nous en sommes là aujourd'hui).
Quelques phrases entendues dans les groupes, phrases inspirées par leurs peintures.
1 ils sont toujours plus loin
2 ils sont dans le tunnel toujours plus loin
3 tristement, ils savent pas comment sortir encore
changement de peinture
4 ils voient une lumière...
Chaque groupe racontera son histoire aux autres
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