La Commission des degrés 7-9 composée de représentants de tous les cantons romands, sauf Genève, s’est penchée sur la problématique de la médiation scolaire en Romandie qui, semble-t-il, mériterait une meilleure prise en compte de l’état d’esprit qu’elle pourrait générer à ce niveau de la scolarité obligatoire.
Ces thèses s’adressent à la CIIP afin qu’elle prenne position clairement quant à l’implantation de la médiation scolaire en tant que soutien à la bonne marche de nos établissements et auprès des élèves vivant des situations difficiles.
La Commission souhaite :
1. Une reconnaissance formelle de la nécessité de la médiation scolaire par la CIIP. En effet, au moment où les difficultés de vie à l’école vont grandissant, il serait judicieux d’offrir aux élèves le souhaitant un soutien immédiat sur les lieux mêmes de leur principale activité. Pour cela l’autorité scolaire devrait reconnaître formellement une telle fonction.
2. Le développement d’une culture de la médiation dans chaque établissement scolaire. En se référant au projet romand « Médiation » soutenu par l’OFSP et encouragé par la CIIP, il semble fondamental de concevoir la médiation scolaire non seulement comme une tâche dévolue à une ou quelques personnes, mais encore comme celle de chaque enseignant dont le souci premier serait de donner du sens à la vie scolaire de l’établissement.
3. La collaboration et la mise en réseaux avec les intervenants extérieurs de la prévention et de la santé à l’école.
Il va de soi que l’école ne peut assumer seule toutes les tâches liées à la prévention et à la santé. Cependant, elle peut développer une collaboration avec les intervenants extérieurs à l’école, en connaître le fonctionnement et les ressources afin d’en disposer efficacement en cas de besoin.
4. La définition du rôle de la médiation scolaire par un document-cadre romand. Avons-nous affaire à un enseignant, à une infirmière scolaire, à un psychologue ou à un groupe de personnes référentes ? Cela mérite réflexion, car tous les cantons n’envisagent pas la médiation scolaire de la même manière. Pourtant, on peut estimer que l’enseignant-médiateur offre certains avantages : disponibilité, connaissance du milieu, formation pédagogique, etc.
5. La mise en place d’une formation initiale et continue romande, ainsi qu’une supervision régulière. C’est évidemment avec l’idée de profiter des compétences déjà existantes et d’en développer les effets à l’échelon romand. Quant à la supervision, elle se présente comme élément essentiel de l’exercice d’une telle fonction.
6. Pour les enseignants-médiateurs, des conditions de travail tenant compte des facteurs suivants :