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Suite au dépôt du rapport du GTL de la CIIP (groupe de travail langues) de juillet 2002, et en rappelant sa position du 16 mars 2001 «Réussir l’apprentissage des langues », le SER propose les thèses suivantes :
L’enseignement / apprentissage des langues à l’école doit viser à doter l’élève d’un outil de communication.
Il doit être clairement reconnu qu’on n’acquiert pas la maîtrise d’une langue à l’école, mais qu’en revanche on peut y développer des compétences plurilingues utiles à la communication, aux études et aux échanges.
Dès lors :
· Le développement des compétences en français est réaffirmé. (voir les thèses SER sur l’enseignement / apprentissage du français)
· L’enseignement / apprentissage des langues étrangères est offert à tous les élèves de la scolarité obligatoire.
· La démarche EOLE, importante et soutenue, doit être engagée dès les petits degrés, et prolongée au secondaire I, en articulation avec l’apprentissage du français.
· Le droit à développer sa langue maternelle doit être accordé à chaque élève.
· L’équilibre des compétences attendues à 15 ans, pour l’allemand et l’anglais, doit être repensé et clairement défini.
· Le temps consacré à l’enseignement / apprentissage des langues étrangères doit être clairement établi, dans une grille-horaire harmonisée.
· L’évaluation des élèves doit s’en tenir uniquement aux objectifs déclarés (portfolio européen) et des moyens doivent être fournis aux enseignants pour pouvoir la réaliser.
· La part de l’enseignement / apprentissage des langues dans les processus d’orientation doit être relativisée.
· La question de l’engagement de spécialistes dans le primaire doit être clairement posée.
· La recherche doit être outillée pour suivre attentivement l’évolution de l’apprentissage du français et des langues étrangères, mesurer son efficacité et prévenir les dangers inhérents aux différentes approches (surcharges, élèves en difficultés d’apprentissage, notamment).
Syndicat des enseignants romands
Martigny, le 19 mai 2003 |