Rappel historique
¨ Dans la ligne des impulsions anticipatrices que le SER a bien souvent données dans le passé…
¨ Dans la cohérence des réflexions qu’il a menées et des collaborations réalisées avec les organismes de recherche dans l’évaluation… (IRDP, congrès, PISA, …)
¨ Dans le souci toujours présent du développement de la coordination intercantonale romande…
¨ A l’appui du soutien critique que le SER apporte et continuera d’apporter à l’évolution de l’école au travers notamment des réformes engagées…
Attendu
¨ la réflexion menée qui a conduit à l’élaboration des thèses mises en discussion,
¨ le désarroi ambiant qui touche l’école en Suisse romande actuellement se traduisant par l’émergence de propositions réactionnaires et de positions frileuses, voire de repli, touchant essentiellement l’évaluation du travail des élèves,
¨ les analyses et la réflexion menées à la suite de diverses enquêtes, dont PISA, au travers notamment des Assises romandes de l’éducation initiées par le SER,
¨ la cristallisation sur la question de l’évaluation, des problèmes d’apprentissage et du choix du type d’école, dont l’enseignant-e est seul-e à assumer le poids et les contradictions,
¨ les intentions unanimement approuvées dans les thèses qui se heurtent, de l’avis général, au principe de réalité,
¨ la nécessité et l’urgence que des choix clairs soient faits en matière d’évaluation du travail des élèves,
¨ la convergence importante des analyses faites en recherche en éducation sur les impacts des filières ou du regroupement des élèves,
¨ la nécessité de l’élévation du niveau général des élèves et du soutien à apporter à la mobilisation professionnelle des enseignant-e-s à l’égard des élèves en difficulté,
l’Assemblée des délégué-e-s du SER
¨ invite les Associations cantonales à veiller (avec l’appui du SER) à ce que, dans le court terme, les systèmes cantonaux d’évaluation du travail des élèves aillent dans le sens des grandes options définies par les thèses du SER et respectent concrètement les principes suivants :
· L’évaluation du travail des élèves est importante, indispensable, incontournable pour tout apprentissage, mais ce n’est que l’outil, jamais le but des apprentissages.
· Les démarches d’évaluation doivent être intégrées aux apprentissages. Les occasions d’évaluation hors apprentissage doivent rester exceptionnelles et avoir leur raison d’être.
· Comme tout acte éducatif, les démarches d’évaluation doivent être légitimées par leur visée, leurs intentions et non par leur instrumentation et les formes qu’elles peuvent prendre.
· L’enseignant-e doit fournir à l’élève, aux parents, à l’institution une évaluation qualitative, une information plus approfondie et compréhensible qu’une évaluation purement quantitative basée sur des points ou des notes. L’existence des notes seules n’est pas acceptable.
· L’utilisation de données chiffrées doit toujours être accompagnée des explications nécessaires relativisant leur portée. Le calcul des moyennes est à bannir.
· L’échelle normative qui a prévalu longtemps pour l’évaluation est à abandonner pour les apprentissages.
Pour ce faire et face aux tendances marquées de repli des efforts de réforme dans les différents cantons, il est indispensable que les Associations cantonales apportent leur plein appui aux changements en cours en matière d’évaluation du travail des élèves et à la réflexion engagée sur ce point dans les cantons.
¨ mandate la présidente du SER et le Comité central d’agir au niveau suisse comme au niveau romand pour que soit réalisée, à moyen terme, la perspective d’une
école obligatoire juste et efficace qui
- ne classe plus les élèves en filières cloisonnées ;
- permette des interactions régulières entre élèves de différents « niveaux » ;
- produise une élévation du niveau de tous en opérant une réelle différenciation ;
- repousse toute sélection définitive à la fin de l’école obligatoire.
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