POSITION DU COMITE CENTRAL DU SER qui sera soumise à l’Assemblée des délégué-e-s du 3 décembre 2005
Pour affronter les inégalités et construire la citoyenneté, l’école requiert un travail de partenariat, de collaboration et de coopération entre tous les acteurs confrontés aux responsabilités éducatives.
La réussite scolaire et éducative des enfants et des jeunes dépend en grande partie de leur environnement. Celui-ci peut être amélioré et soutenu par une offre étendue de structures de jour aptes à les accompagner et à les stimuler pour compenser des situations de vie peu favorables à leur développement éducatif.
Dans ce sens, le Syndicat des Enseignants Romands (SER) considère la mise en place de structures d’accompagnement pour les élèves durant leurs journées scolaires, comme positive. Il peut approuver le projet d’initiative parlementaire qui propose l’ajout d’un alinéa 3 à l’article 62 de la Constitution fédérale dont le contenu serait : « Les Cantons veillent à ce que les Communes mettent sur pied, en collaboration avec le secteur privé, un encadrement extra familial et extrascolaire adapté aux besoins pour accueillir les enfants pendant toute la durée de la scolarité obligatoire. La Confédération peut leur apporter son secours. »
Toutefois, il relève que ce besoin d’encadrement découle, d’une part, d’une politique du patronat peu favorable à la famille (salaire, organisation et statut des travailleurs) et d’autre part, d’une tendance individuelle à privilégier un développement personnel et professionnel au détriment des obligations éducatives décrites, notamment, par le Code civil suisse.
Tout en regrettant et en ne cautionnant en aucune manière ces états de fait, il rappelle que seul l’intérêt des élèves motive sa présente position.
Dans la perspective d’une offre officielle de structures de jour pour l’accompagnement des élèves de l’école obligatoire,
Le SER soutient |
Le SER refuse |
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L’ajout d’un alinéa 3 à l’article constitutionnel 62 de la Constitution. |
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L’incitation, pour les cantons et les communes, à mettre à disposition une ou plusieurs formes de structures d’encadrement extra familial et extrascolaire. |
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L’offre d’un encadrement extra familial et extrascolaire adapté aux besoins régionaux, locaux, pour accueillir les enfants. |
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La garantie de liberté de fréquentation pour les familles. |
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La gestion par les pouvoirs publics communaux et/ou cantonaux des structures d’encadrement extra familial et extrascolaire. |
La privatisation des structures d’encadrement extra familial et extrascolaire. |
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L’attribution de la responsabilité de l’organisation aux départements des affaires sociales des canton et/ou des communes. |
L’attribution de la responsabilité de l’organisation aux départements de l’instruction publique des cantons et/ou des communes. |
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Le fait qu’un personnel spécialement formé assume le service dans les diverses structures d’encadrement. |
L’intervention d’un personnel non formé pour les tâches spécifiques requises par la mise en place de structures d’accompagnement |
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Le fait que les enseignant-e-s se consacrent à leur mission première, enseigner. |
Le transfert de nouvelles charges sur les enseignant-e-s (tâches de surveillance, d’accompagnement, …) |
Martigny, le 30 septembre 2005 Comité Central du SER |