| Considérant
- le contexte financier difficile auquel doit faire face, peu ou prou, l’ensemble des cantons romands;
- les enjeux liés à la formation, notamment en ce qui concerne les élèves victimes de l’échec scolaire et/ou dont les compétences sont insuffisantes à la sortie de l’école obligatoire;
- le fait que l’échec scolaire comporte des coûts induits considérables et conduit les politiques publiques à dégager des investissements importants susceptibles de pallier les insuffisances des élèves, tant en termes de connaissances que de comportements sociaux;
- le fait que, contre toute logique, les moyens attribués aux différents degrés de l’école obligatoire restent proportionnels à l’âge des élèves;
- le fait que l’école, dans une société aux repères hésitants, est dorénavant le premier et quasi seul lieu d’intégration sociale;
l’Assemblée des délégués du SER,
réunie le 27 novembre 2004 à Cortaillod (NE),
appelle instamment les gouvernements cantonaux romands à :
- considérer les économies d’échelle potentiellement réalisables par, notamment :
- l’édition d’un véritable plan d’études cadre romand opérationnel, susceptible d’éviter d’inutiles réécritures cantonales
- la poursuite du développement de moyens d’enseignement romands
- allouer les ressources nécessaires à l’école obligatoire - considérée comme composée des degrés -2 à +9 - afin que les compétences des élèves, notamment en lecture, puissent être développées à hauteur des ambitions d’une société tertiaire;
- reconsidérer la répartition des ressources, en portant l’effort sur les moyens attribués aux premières années de scolarité, sans pour autant dévaluer ceux attribués au secondaire I;
- centrer les allocations de ressources sur les acteurs de l’école et les actes concrets menés en classe;
- mesurer le coût et les retours sur investissement de tout nouveau poste de contrôle, administratif et/ou hiérarchique;
- développer une politique incitative auprès des entreprises formatrices afin que la mise à disposition d'un nombre suffisant de places d'apprentissage limite, dans le post-obligatoire, le développement d'offres de formation destinées à accueillir les élèves qui n'auraient pas trouvé de débouché dans le monde du travail.
L'AD SER constate par ailleurs que la politique délibérée des caisses vides, qui n'est pas une fatalité et que toutes les associations d'enseignants ont dénoncée par le passé, déploie maintenant ses effets sur la qualité des services publics de notre pays.
Il est du devoir des autorités élues de ce pays d'en informer les citoyens.
Cortaillod, le 27 novembre 2004 |