Les dés sont presque jetés ! Les enseignants travailleront jusqu’à 62 ans. Déjà, dans la République, certains se frottent les mains à la perspective de juteux profits, comme les vendeurs d’appareils auditifs ou les entreprises pharmaceutiques dont les ventes d’antidépresseurs vont sans doute exploser ! Quoi qu’il en soit, à 62 ans, les professeurs, diplômés universitaires à 25 ans, n’auront pas cotisé durant les 40 années exigées pour obtenir une retraite complète. S’ils veulent toucher le 100 % prévu par la caisse, ils devront prendre leur courage à deux mains et oeuvrer jusqu’ à 65 ans… voire 67 pour recevoir l’AVS, selon les désirs de certains membres du Conseil Fédéral ! Pour espérer cesser leur activité professionnelle avant ces âges canoniques, les enseignants dans la quarantaine seraient bien inspirés, aujourd’hui, de racheter quelques années de cotisations à la caisse de pension ; plus ils agiront tôt, moins la somme à payer sera conséquente. Quant aux « anciens », avec le soutien de tous, ils doivent absolument se mobiliser pour obtenir, d’une part des mesures d’accompagnement efficaces et réalisables, et d’autre part un délai transitoire raisonnable. Il est tout simplement sidérant de constater avec quelle légèreté les autorités traitent de cet aspect du dossier. En effet, lorsque l’on sait que la période d’adaptation de la 10ème révision de l’AVS est de 15 ans, on peut s’étonner que notre Conseil d’Etat juge que 3 années sont largement suffisantes pour les cotisants à la CRPE. On se savait plus rapide que des Bernois par exemple, mais tout de même pas 5 fois plus ! Cependant, le Parlement n’a pas fini de maintenir la tête des membres de la fonction publique sous l’eau… la noyade est proche ! Des bruits de couloirs provenant de la commission de gestion du Grand Conseil laissent entendre que ladite commission entend légiférer pour empêcher un enseignant de prendre une retraite anticipée avant 58 ans. Encore une couleuvre que l’on veut nous faire avaler. Malheureusement, les profs ne peuvent même pas compter sur le soutien des collègues députés. En effet, au moment des élections, les candidats d’alors ont réclamé notre soutien électoral, et aujourd'hui beaucoup parmi eux s'abstiennent ou votent oui à la pension à 62 ans. J’ose à peine ajouter qu’il y en a même qui prennent leur retraite cette année à …55 ans ! (mais ils restent députés, paraît-il !) Véronique Borgeat-Pignat En effet, lorsque l’on sait que la période d’adaptation de la 10ème révision de l’AVS est de 15 ans, on peut s’étonner que notre Conseil d’Etat juge que 3 années sont largement suffisantes pour les cotisants à la CRPE. On se savait plus rapide que des Bernois par exemple, mais tout de même pas 5 fois plus ! Pause estivale et syndicale Après avoir particulièrement mis en exergue cette année la pénurie frappant le CO et porté sa demande de revalorisation des enseignants, le comité de l'AVECO va reprendre l'an prochain le dossier préoccupant des élèves perturbateurs. N'ayant pas obtenu de réponses tangibles de la part du DECS, le comité se tournera notamment vers les directeurs d'établissement et les associations de parents pour chercher des pistes et proposer des mesures en vue de résoudre cette inquiétante problématique. En attendant le plein d'énergie estival, notre comité tient à remercier tous les membres de l'AVECO qui l'ont suivi et soutenu. Il souhaite à tou-te-s les enseignant-e-s une agréable pause régénératrice et se réjouit de reprendre de plus belle ses activités syndicales l'année scolaire prochaine. |