Harmos et Pecaro en sont à la phase de consultation dans les divers cantons. Ainsi, la SPVal sera amenée à se prononcer sur les grandes orientations de ces projets visant à renforcer la coopération intercantonale. Au terme de cette phase, et suivant les remarques des divers partenaires, le projet sera amendé, puis adopté par les chefs de départements. Pour lui garantir une base démocratique, il devra encore être ratifié par au moins dix parlements cantonaux. Le cas échéant, et suivant les cantons, il pourrait même aboutir à des votes populaires. Contrairement à ce qui est affirmé par certains, il n’y a donc pas de déficit démocratique dans les projets Harmos et Pecaro. Rappelons-en les aspects essentiels au niveau de l’école obligatoire : Il fixe tout d’abord le début de l’école enfantine obligatoire à 4 ans au 30 juin. Notre canton a déjà 2 années d’école enfantine, fréquentées par l’immense majorité des enfants. Tout au plus devra-t-il uniformiser l’organisation de ce degré entre les communes. Ce sera un progrès plus qu’une gêne dans le sens d’une école encore plus équitable. Harmos fixe ensuite la durée de l’école primaire à 6 ans et celle de CO a 3 ans. Là aussi, notre canton n’a aucune mesure particulière à mettre en place, d’autant que le cycle d’orientation est en voie d’être profondément remanié. Harmos donne la possibilité aux enfants de parcourir les degrés plus lentement ou plus rapidement selon leurs possibilités. Notre canton devra peut-être se pencher à nouveau sur la pratique des sauts de classe ou les redoublements. Mais là encore, l’adaptation ne réclamera pas de remède de cheval. Harmos invite les communes à organiser l’enseignement par cours-blocs. On n’y est certes pas encore, mais on sait déjà que le modèle mis en place en Anniviers fonctionne. D’autres vallées ou bassins versants de cycles envisagent la même organisation. Il s’agit avant tout d’une décision politique devant répondre aux besoins des familles. Cette organisation n’a d’influence ni sur la grille horaire ni sur le statut des enseignants. Le projet suisse demande que des structures de jour soient encouragées. Cette exigence va dans le même sens que la Loi cantonale sur la Jeunesse et les aides financières accordées aux communes par l’Office fédéral des assurances sociales. Harmos fixe encore que les cantons s’entendent par régions pour mettre en place des plans d’étude et coordonner leurs moyens d’enseignement. Là aussi, notre canton répond à ces objectifs par sa participation à l’école romande et la rédaction de plans d’études avec Berne, Jura, Neuchâtel et Fribourg. Enfin, la détermination de compétences de base pour les degrés 2, 6 et 9, leur vérification par des épreuves communes et la mise en place d’un système de qualité ne doivent pas faire peur à l’excellente école valaisanne, dans laquelle les tests de référence sont en général appréciés des enseignants. Le comité cantonal prendra position sur l’ensemble des projets Harmos et Pecaro, avec la collaboration des comités de districts. Pour certaines grandes orientations qui toucheront directement les enseignants, il interrogera l’assemblée des délégués du 10 juin. Dans l’Europe qui se construit à 25, la Suisse des 26 doit faire un pas dans le sens de l’harmonisation de ses micro systèmes scolaires. La Valais n’a rien à craindre. Alors, laissons les peurs infondées…au vestiaire. Jean-Claude Savoy Président de la SPVal PS. L’Hebdo du 23 février 2006 établissait une comparaison intéressante entre différents cantons romands. Pour le Valais, les mesures proposées par Harmos étaient jugées comme déjà appliquées de facto ou aisément applicables. Le seul effort réel pourrait être l’organisation de l’enseignement par cours-blocs et le développement de structures parascolaires. Dans l’Europe qui se construit à 25, la Suisse des 26 doit faire un pas dans le sens de l’harmonisation de ses micro systèmes scolaires. La Valais n’a rien à craindre. Alors, laissons les peurs infondées…au vestiaire. |