Le comité central du SEJ réaffirme sa pleine solidarité avec les employés en grève de la "Boillat" à Reconvilier. Après avoir participé à la manifestation de soutien du 11 février qui a réuni plus de 10'000 personnes sur le site de l'usine, il a lancé une action auprès des enseignants jurassiens, les invitant à aider financièrement les grévistes: "(..) Les enseignants ont pris l'habitude qu'on leur impose de prétendues contributions de solidarité. Aujourd'hui, le CC appellent tous ses membres à démontrer ce qu'est la véritable solidarité en décidant d'une contribution volontaire, en principe de 1%, sur leur salaire de février 2006. Ce taux de 1% est indicatif. Toute personne décidant de participer à cette action déterminera le montant qu'elle peut y consacrer." La somme récoltée sera versée sur le compte spécialement ouvert en faveur des grévistes par la commune de Reconvilier (Commune Municipale de Reconvilier 2732 Reconvilier, cc no 20 258.216.1.64; le ccp de la banque est le 30-106-9 indiquer dans la rubrique motif du versement "FDS SOLIDARITE BOILLAT"). Ce compte servira à compenser les salaires. La commune de Reconvilier indique qu'actuellement la masse salariale mensuelle nette de la "Boillat" est de fr. 1'600'000.-, soit fr. 80'000.- par jour. Si 16'000 personnes versent fr. 100.-, l’objectif sera atteint, souligne-t-elle. "Les inquiétudes qui naissent aujourd'hui de ce conflit dépassent le seul maintien des 350 emplois de la "Boillat"", précise de son côté le CC. En effet, la disparition de l'usine entraînerait dans son sillage la suppression de milliers de places de travail dans l'arc jurassien: "Nombre d'entreprises, de décolletage d'abord, d'horlogerie ensuite, dépendent des matériaux produits par la "Boillat". La catastrophe économique qui risque ainsi de se produire dans notre région aura des conséquences pour tous les secteurs d'activités. Pour l'éducation et la formation aussi." |