Finalement (et enfin) consulté sur le projet Ecole 2004 revu et corrigé, prévoyant notamment l’introduction d’un horaire harmonisé dès la rentrée 2006, le SEJ a répondu dans l’urgence à la consultation du Département de l’Education. Si l’on devait résumer cette réponse, on pourrait l’intituler : en matière d’école, on doit d’abord penser « pédagogie ». Ce principe a été rappelé lors des assemblées extraordinaires des trois associations concernées du SEJ, qui ont réuni plus de 250 membres. L’offre pédagogique de l’école jurassienne ne doit pas être réduite pour satisfaire aux besoins de ce qui est encore, dans le Jura, une minorité de parents. Cependant, et les enseignant-e-s présent-e-s l’ont clairement manifesté, l’école ne peut rester insensible aux problèmes que certains parents rencontrent. Ces problèmes sont connus des enseignant-e-s. Ils côtoient suffisamment les parents de leurs élèves pour le savoir. Mais ils savent aussi que les difficultés rencontrées ne sont pas toutes de même nature. Il est par conséquent évident qu’aucun modèle d’horaire scolaire ne parviendra à satisfaire l’ensemble des Jurassien-ne-s ayant des enfants en âge de scolarité. Sur cette base, les membres du SEJ ont donc décidé d’entrer en matière sur une harmonisation des horaires. Mais pas une harmonisation totale. Deux arguments parmi d’autres. D’abord, une meilleure prise en compte des réalités locales doit absolument intervenir. Il serait illusoire de croire que le modèle retenu réponde aux besoins des 54 cercles scolaires jurassiens. Parmi les spécificités locales, il en existe des objectives qui ne peuvent être ignorées : organisation de transports scolaires ; dispersion des sites scolaires dans un même cercle ; organisation de l’horaire des enseignants « itinérants » ; gestion des locaux particuliers, notamment des halles de gymnastique. Ensuite, et cet élément est fondamental, l’horaire prévu rendrait impossible l’organisation des cours en sections de classe le matin pour les branches fondamentales que sont le français et la mathématique. Or, plusieurs études, dont le Service de l’enseignement s’est par ailleurs fait l’écho par le passé, ont démontré que les élèves se trouvent dans de meilleures dispositions d’apprentissage le matin. Cet aspect doit être pris en compte en priorité, y compris en regard des arguments qui militent en faveur d’un renforcement des apprentissages de base dès l’entrée en scolarité obligatoire. Bien d’autres arguments ont encore été développés. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site www.sej.ch où l’intégralité de la réponse du SEJ peut être consultée. En conclusion, le SEJ estime que le cadre horaire défini dans le projet doit permettre une mobilité d’un moment chaque jour lors de l’établissement des horaires de chaque classe. Ceci permettra de répondre en grande partie à la demande des parents qui se sont exprimés dans ce sens, sans pour autant réduire l’offre scolaire à l’ensemble des enfants jurassiens. |