Extrait du PV tenu dans le cadre des négociations entre le Gouvernement et le SEJ * Par son président, le SEJ réitère les deux demandes faites lors de la dernière réunion, à savoir que le Gouvernement s’engage à revaloriser le statut des enseignants, en particulier en adaptant les salaires, et surtout à entreprendre les démarches nécessaires pour faire reconnaître les diplômes de la HEP au niveau des diplômes HES, permettant ainsi une plus grande mobilité pour les enseignants. Le Ministre profite de cette réunion pour expliquer la non entrée en matière du Gouvernement sur ces deux demandes. Concernant la reconnaissance des diplômes, le Gouvernement ne veut pas entreprendre des démarches vouées à l’échec. En effet, la jurisprudence montre que les diplômes délivrés par des écoles admettant des étudiants sans maturité, comme le prévoit le concordat signé par la CDIP en 2005, ne peuvent pas être considérés au même niveau que les diplômes délivrés par une HES, par exemple. Le président du SEJ fait remarquer qu’en 2005, les syndicats s’étaient battus pour élargir l’accès aux HEP aux détenteurs de tous les types de maturités académiques, spécialisées ou professionnelles, et pour la création de passerelles permettant l’accès à la formation pédagogique, mais aux mêmes niveaux d’exigences. Par contre, ils s’étaient élevés fortement contre l’accès au rabais. Il souligne aussi que les décisions prises en 2005 ne l’ont été qu’avec le souci de réaliser des économies et ce, on le voit, uniquement sur le dos des enseignants diplômés des HEP depuis 2010. Il fait remarquer que si jusqu’ici les HEP ont eu assez d’étudiants, depuis quelques années le nombre d’entrées baisse puisque la profession n’offre aucune perspective de carrière, que ce soit à travers une mobilité au sein de l’UE ou lors d’un éventuel changement d’orientation professionnelle. Il réitère donc la demande du SEJ, à savoir que le canton entreprenne toutes les démarches nécessaires pour faire reconnaître ces titres. Le Ministre prend note et poursuit en donnant les raisons principales du refus de revoir le statut des enseignants. Premièrement, la durée des études des futurs enseignants est moindre que celle d’une bonne partie du personnel qualifié de l’Etat, par exemple le personnel travaillant dans les hôpitaux ou que celle des secrétaires de direction. Ensuite, les lois de l’économie s’appliquant aussi au métier d’enseignant, la pléthore d’enseignants permet d’avoir suffisamment de personnel aux conditions actuelles sans devoir adapter les salaires. Finalement, ce métier n’a plus de prestige suffisant par rapport aux autres professions du tertiaire pour justifier un meilleur statut. Le président du SEJ rétorque que ces raisons découlent uniquement des décisions prises en 2005 et qu’il est temps de rectifier les erreurs du passé si on veut assurer une école publique de qualité dans le canton dans le futur. *section cantonale du Syndicat de l’éducation BEJUNE Un tel scénario est malheureusement fort possible au vue des décisions prises cet automne par la CDIP. Ainsi pour éviter que nos collègues de demain se retrouvent avec un diplôme ne permettant aucune mobilité professionnelle il est important de se mobiliser aujourd’hui. Il vous reste donc quelques jours pour signer et faire signer la pétition du SER demandant : · une refonte de la politique des bourses d’études · une entrée dans les études ouverte (passerelles) · une formation des enseignants qui corresponde au niveau d’un master Samuel ROHRBACH |