L’introduction de l’horaire harmonisé aux niveaux préscolaire et primaire est prévue pour la rentrée 2006. Divers organes ont été consultés sur cet objet par le service de l’enseignement (SEN). Cet honneur n’a cependant pas été accordé au SEJ. Cette manière d’ignorer un partenaire étonne et irrite les enseignant-e-s syndiqué-e-s de ces niveaux. L’attitude du SEN est pour le moins déconcertante. Lors d’une rencontre avec le Département de l’Éducation, le 7 septembre dernier, un brouillon de projet a été présenté aux représentants du SEJ. A cette occasion, nous avons demandé que notre syndicat soit consulté lorsque le projet sera finalisé. Cette volonté de pouvoir se prononcer a été répétée le 30 septembre dans un courrier au SEN. Dans ce même courrier, le SEJ rappelait que la Conférence des directeur-trice-s des écoles primaires (CODEP) n’était pas un organe syndical et qu’une consultation de ces responsables scolaires ne pouvait être considérée comme étant celle du SEJ. Dans une réponse datée du 7 octobre, le chef du SEN, M.François Laville indiquait qu’il avait pris note de notre volonté d’être consultés et de pouvoir présenter cet objet aux associations « préscolaire » et « primaire » du SEJ. Il concluait en nous faisant tout de même remarquer que l’harmonisation des horaires à ces niveaux scolaires répondait à une forte attente « de la société civile ». Mais voilà que lors de l’assemblée du « SEJ-primaire », le 16 novembre, des membres de la CODEP annoncent que l’horaire harmonisé sera présenté à leur rencontre du 22 novembre. Le lendemain, le SEJ a écrit au SEN, avec copie aux membres syndiqués de la CODEP (52 sur 54), pour lui annoncer qu’il appelait les directeur-trice-s à ne pas se prononcer sur le projet lors de cette rencontre. Déterminé à forcer le passage, le chef du SEN a fait comprendre aux membres de la CODEP qu’il considérerait leur silence comme une approbation, et leur a donné deux semaines environ pour faire parvenir à son service la position de leur école à ce sujet. Mais ce n’est pas l’avis exclusif des enseignant-e-s qu’il obtiendra par ce canal. Beaucoup d’écoles vont constituer des groupes de travail dans lesquels les commissions scolaires seront représentées. Nous avons appris encore que la Fédération des associations de parents d’élèves (FAPE) avait bénéficié d’une présentation du document finalisé. Démarche normale car la FAPE est un partenaire de l’école jurassienne. Malheureusement, ce statut n’est manifestement pas ou plus reconnu au SEJ par le SEN. C’est cette non reconnaissance délibérée qui est inadmissible. Si le SEN considère récolter l’avis de l’ensemble des parents jurassiens à travers la FAPE, comment explique-t-il qu’il n’accorde pas la même représentativité au SEJ qui compte dans ses rangs plus de 90% des enseignant-e-s des niveaux concernés ? Dans une consultation, on doit récolter un maximum d’avis et procéder ensuite à une pesée d’intérêts. Les écoles et les parents d’élèves auront pu se prononcer. Les enseignant-e-s et leur syndicat auront été ignorés. (NB : Ces lignes sont écrites, et transmises au DED et à l’EDUCATEUR, le 28 novembre. Espérons que jusqu’à leur parution les choses aient évolué). Dans cette affaire, le statut des enseignant-e-s n’est en rien touché. Par contre, des prestations offertes jusqu’à présent aux élèves pourraient être restreintes. Ce sont ces enjeux pédagogiques que le SEJ souhaite pouvoir relever. Dans le but d’un développement bien compris d’une école de qualité. Encadré L’association « Lire et faire lire » s’est constituée à Delémont. Elle souhaite mettre en place une structure identique à celle existante depuis un peu plus de 2 ans au Locle. L’idée est de permettre à des « aînés » de faire partager le plaisir de lire aux jeunes générations. L’association delémontaine souhaite pouvoir faire démarrer l’expérience à la rentrée d’août 2006. Pour ce faire, dès à présent, elle recherche des bénévoles. Une séance d’information sera organisée à leur intention et ce n’est qu’après cette rencontre que la décision de s’engager en tant « qu’aîné accueillant » devra être prise. Les membres du « SEJ-retraités » domiciliés à Delémont ont reçu l’information. Les personnes susceptibles d’être intéressées par ce concept peuvent prendre contact avec le secrétariat de l’école primaire du Gros-Seuc au 032 422 13 85, ou avec le secrétariat du SEJ au 032 422 48 00. |