Les chefs des Départements de l’Education des cantons de Berne, Jura et Neuchâtel ont paraphé le 15 septembre le nouveau statut harmonisé du personnel de la HEP-BEJUNE. Une semaine auparavant, lors de sa présentation à l’ensemble des collaborateurs de cette institution, ils ont pu constater que ces règlements n’étaient pas accueillis avec un enthousiasme délirant. Dans la procédure de consultation, le SEJ a rencontré à deux reprises ses membres sur le site de Porrentruy. Après le premier échange, le comité central a défini sa position qui a ensuite été adoptée par l’Intersyndicale BEJUNE, interlocuteur officiel du comité stratégique. Nous refusions d’entrer en matière sur le détail du document tant que des éléments de principes incontournables n’avaient pas été négociés préalablement. Nous contestions notamment le nombre d’heures annuel, les coefficients de conversion des heures d’enseignement et la grille salariale. L’Intersyndicale se référait au travail qui avait été réalisé dans la commission dirigée par Georges Rais, à laquelle elle avait participé activement. Or, sur les trois points cités plus haut, ce projet a été vidé de son contenu par le comité stratégique. Le Conseil des fondateurs, également consulté, tout en apportant d’importantes remarques de détail, prenait une position de principe identique en qualifiant d’inacceptable l’entrée en vigueur de ces règlements dans leur état actuel. Les documents finaux présentés le 8 septembre et signés le 15 ignorent totalement ces revendications. Elles n’ont pas été négociées. Le concordat signé en juin 2000 ne prévoyait d’ailleurs pas la possibilité d’ouvrir des négociations ! En d’autres termes, les partenaires sociaux n’ont pas été consultés, mais informés des choix du comité stratégique. Dans ces conditions, l’intersyndicale n’a pu cautionner l’entrée en vigueur de ces règlements. Mais elle a décidé, en accord avec les formateurs, de ne pas faire blocage. Tout n’est pas négatif. Le simple fait, par exemple, que tous les employés de la HEP, quelque soit leur lieu de travail, soient soumis à une réglementation identique est une avancée à ne pas négliger. De plus, les déclarations du nouveau recteur, M. Maurice Tardif, sont de nature à faire évoluer les choses assez rapidement. A diverses occasions, il a manifesté sa volonté de faire participer les formateurs à la création d’une culture d’école de niveau tertiaire. Il n’a pas caché qu’il considérait ce nouveau statut comme étant loin d’être parfait. Il a donc formulé la proposition de prévoir une période probatoire au terme de laquelle une évaluation du statut adopté sera faite. Le comité stratégique en a accepté le principe. Les formateurs et l’Intersyndicale ont maintenant la possibilité de développer leurs propositions. Ne nous gênons pas pour le faire dès demain. Aucun délai précis n’a été formulé quant à la tenue de la première évaluation du statut harmonisé. Cependant, on sait que M.Tardif a limité son mandat dans le temps. C’est cette échéance qui doit être retenue, car il est impératif que la première révision de ces textes ait lieu sous son « règne ». |