Le 15 septembre avait lieu la journée nationale d’action du service public. Petite mobilisation à Genève, malgré le contexte très difficile que nous connaissons. Ou justement peut-être à cause de cela, ou de ces journées qui ne signifient plus grand-chose pour nos collègues… La défense des services publics est une action quotidienne. Les objets de revendications ne manquaient pas le 15 septembre mais, en voulant tout regrouper sur une journée, cela crée plus de confusion qu’autre chose et, de fait, ne se révèle pas très mobilisateur. Bien sûr, ce n’est qu’un début… Négocier, oui, mais quoi ?La veille, le 14 septembre, le Conseil d’Etat faisait savoir au Cartel intersyndical qu’il désirait reprendre les négociations. Négociations qui n’avaient jamais commencé malgré les cinq séances estivales. Il était hors de question de continuer à écouter les propos creux d’un employeur dont on peut légitimement se demander s’il a encore conscience de sa tâche. Peut-il faire la preuve d’un peu de bonne foi ? Nous l’espérons. L’Assemblée des délégués du Cartel aura jugé le 4 octobre si les garanties, le cadre des points susceptibles d’aboutir à un accord, donnés par écrit, sont suffisants pour s’asseoir à nouveau à la table des négociations. Bientôt les douzièmes provisoires ?Quoi qu’il en soit, le rapport de force devra être maintenu et accru. Car, qu’espérer d’un Conseil d’Etat qui, au lieu de respecter le délai légal au 15 septembre, justement, repousse d’abord le dépôt du projet de budget 2006 au 22 septembre, puis au 11 octobre, juste après les élections générales ? Cet aveu de faiblesse est inquiétant. En effet, notre employeur tente de cacher son impuissance aux citoyens en retardant ce qui paraît inéluctable, c’est-à-dire l’impossibilité d’appliquer le plan financier quadriennal et l’obligation de coupes dans les prestations et les postes, ce qui est inacceptable. Tout cela pour déboucher sur 2006 sans budget ? Un peu de reconnaissance, c’est trop demander ?Mais le Conseil d’Etat a aussi tenté de nous dissimuler qu’il avait ordonné d’une part la suspension de toutes les demandes de réévaluation de fonctions collectives en cours et, d’autre part, la réduction des postes de 0,4% et des dépenses générales de 7,5% dans les institutions subventionnées. La première mesure touche les enseignants du primaire en particulier car, faut-il le rappeler, notre demande de revalorisation salariale remonte au 16 décembre 2002 et avait alors été chaleureusement soutenue par la cheffe du DIP ; la même qui aujourd’hui tient les cordons de la bourse et se désavoue en adoptant une position incompatible à nos yeux avec l’attitude d’un employeur honnête. Ces deux mesures doivent donc être levées – c’est quasiment un préalable à de possibles négociations – et nous nous y emploierons, pour obtenir ensuite davantage Nous devons pouvoir compter sur la mobilisation de toutes et tous. Le rapport de force instauré est loin d’être anodin. Certes, nous ne sommes pas dans une période de grandes conquêtes. Mais résister apparaît comme une nécessité vitale pour construire un avenir acceptable. Le travail des syndicats est donc primordial et doit être renforcé, notamment par l’augmentation du nombre d’adhérents. Chacun-e, sur son lieu de travail, peut y contribuer. Merci ! |