Plusieurs événements se produisent régulièrement au moment de la rentrée scolaire. Cette année, arrêtons-nous un instant sur des particularités, des bizarreries même, liées à la formation et au statut des enseignants. Tous les niveaux sont concernés. Illustration par l’exemple. Les enseignants de l’Ecole de soins infirmiers jurassienne (ESIJ) sont tenus d’obtenir le Diplôme fédéral d’aptitudes pédagogiques (DFAP), le même qui est exigé pour enseigner dans les écoles professionnelles. Mais ces dernières dépendent du Département de l’économie, alors que l’ESIJ relève de celui de la santé. Résultat des courses : les statuts et les échelles de salaires sont différents. Cette anomalie a été signalée par le SEJ au Ministre de la santé Claude Hêche. Tout en relevant que ce problème devrait se résoudre avec la réforme en cours du secondaire II et du tertiaire, il a admis qu’il y avait une importante inégalité de traitement et a promis de s’employer à la faire disparaître dans les meilleurs délais. A la rentrée, un enseignant d’école professionnelle s’est vu attribuer des leçons à l’ESIJ. Les leçons qu’il y donne sont rémunérées au même tarif que celles qu’il enseigne dans les écoles professionnelles. C’est normal, car on tient compte de son niveau de formation. Mais quelle nouvelle démonstration de l’injustice subie depuis trop longtemps par les enseignants qui travaillent exclusivement à l’ESIJ. Parmi les diplômes délivrés par la HEP-BEJUNE, il en est un qui permet à leurs détenteurs d’enseigner indistinctement au niveau préscolaire et au niveau primaire. En termes de formation, on ne peut que se féliciter de cette avancée. En termes de statut, c’est différent. Depuis la rentrée, une enseignante, au moins, au bénéfice de ce diplôme, partage son temps de travail entre l’école primaire et l’école enfantine, dans la même localité. Mais ici, pas question de tenir compte pour le revenu du niveau de formation. Une partie de son salaire est calculée sur la base de la classe attribuée aux enseignants primaires, l’autre partie sur la base de la classe réservée aux maîtresses enfantines ! Pour un plein temps, une maîtresse enfantine gagne entre 700 et 1'300 francs de moins qu’un enseignant primaire. Cette différence a toujours été dénoncée. A la lumière de l’exemple ci-dessus, elle devient insoutenable. Parmi les sujets de luttes syndicales, qui ne manquent pas, l’égalité de traitement entre enseignants et la revalorisation de l’enseignement préscolaire sont à considérer comme prioritaires. Une évidence qui n’a rien de bizarre. Pour l’apéritif du 10e anniversaire de l’Intersyndicale BEJUNE, chaque syndicat a fourni du vin de son canton. Sauf le Jura. Oubli ? Non, la volonté de ne pas mettre mal à l’aise un ami. Imaginez le SEJ arrivé avec quelques bouteilles de Valentin, alors que Jean-François, notre président, n’avait d’autre alternative que d’amener … du Neuchâtel ! A bientôt, à la Fête des Vendanges. Encadré On cherche un local pour la mémoire de l'école Le groupe "Mémoire de l'école" cherche un local pour stocker le matériel qu'il a récolté au fil des mois. Accessoires scolaires et documents, rassemblés en vue de constituer un musée pédagogique, s'accumulent en effet, entreposés provisoirement à la HEP-BEJUNE à Porrentruy. Le local idéal serait celui qui permettrait aussi au groupe de s'y retrouver pour ses séances. Le responsable de "Mémoire de l'école", Louis-Joseph Fleury, attend toute proposition avec impatience. Ses coordonnées: Vevie 92, 2825 Courchapoix – 032 438 84 06 – fleurylj@bluewin.ch. Rappel: le groupe envisage de publier, sous une forme qui n'a pas encore été arrêtée, l'ensemble de son travail. En vue de constituer une iconographie aussi large et riche que possible, il lance un appel aux enseignant-e-s susceptibles de mettre à sa disposition des photos et documents anciens pour illustrer un éventuel ouvrage. Le matériel sera ensuite rendu à ses propriétaires. |