Discours prononcé par Francis Baour le 18 mai devant les délégués de la CACEB réunis à Berne Dans quelques jours la nouvelle loi CACEB entrera en vigueur, sans que le référendum n’ait été lancé contre elle, malheureusement serais-je tenté de dire aujourd’hui. C’est ainsi que parmi les collègues enseignants suisses touchés partiellement ou très durement par des problèmes de deuxième pilier, il s’avère que nous sommes parmi les rares à devoir passer à la caisse de façon pour le moins drastique, ce qui, en soi, est déjà critiquable. Même nos collègues valaisans ne sont pas en aussi mauvaise posture financière ( personnelle) que nous. Mais il y a pire, nous avons été saisis encore récemment au SEJB de réactions de dépit, heureusement non violentes, de la part de nos amis retraités qui ne comprennent pas la teneur des récents messages qu’ils ont reçus, leur signalant une diminution ou un blocage de la retraite. Rappelons une fois de plus qu’ils ne sont pour rien dans la déconfiture de la CACEB…. C’est là un des points contre lesquels je m’étais personnellement élevé en présence de Monsieur Annoni lors de la première entrevue officielle concernant l’avant-projet de loi. Ainsi sommes-nous obligés de constater aujourd’hui que les autorités que le peuple bernois a mises en place n’ont que peu de parole et nous restons plus que jamais en attente des résultats de l’enquête parlementaire. Fort heureusement, le fait est que le blocage induit par un référendum ainsi évité va permettre de « boucher » le trou rapidement, grâce en particulier à la nouvelle équipe dirigeante de la CACEB, très soucieuse de ménager les deniers publics et de leur assurer le meilleur rendement possible. Mais nous allons beaucoup trop vite en besogne me semble-t-il. Le retour à la garantie de l’Etat devrait à lui seul suffire à étendre sur une plus grande période les effets néfastes des ponctions sur nos salaires. Ces ponctions supplémentaires, en soi inacceptables, viennent de plus s’ajouter au fait que les salaires bernois souffrent de plus en plus de la comparaison, ne serait-ce que dans l’Arc jurassien et Neuchâtelois. Néanmoins, les dés étant jetés, (normal, nous sommes au CASINO de Berne) nous ne pouvons que vous engager à suivre les différentes recommandations concernant les différents nouveaux règlements que le groupe de suivi a déjà passés au crible de sa critique. |