Ce début d’année civile aura été riche en enseignements et surprises de tous ordres. Ainsi aura-t-on vu successivement le salaire des maîtresses enfantines légèrement rehaussé, mais de façon rétroactive, ce qui fait certes un beau pactole, bien qu’insuffisant, Monsieur Annoni monter au créneau pour défendre un durcissement des conditions d’entrée aux HEP avec les représentants des syndicats à la CDIP, mais le même engager une procédure pour diminuer de 4,5% supplémentaires les salaires bernois déjà les plus bas de l’Arc jurassien. On attend par contre toujours de connaître sa position quand à la débâcle de la CACEB dont il avait déjà eu vent, et que nous paierons toutes et tous au tarif fort. Lors de la récente session de la CDIP, l’ordre du jour prévoyait une remise en question des conditions d’accès aux HEP qui prévoit depuis 1999 des possibilités autres que la voie royale, la maturité. A la suite de l’excellente entrée en matière de la directrice soleuroise Mme Ruth Gisi qui avait demandé un report (=motion d’ordre) de ce point de l’ordre du jour, Monsieur Annoni est vainement monté au créneau pour faire état des demandes multiples des syndicats, entre autres, mais également de son souci de voir ainsi pérenniser une profession essentiellement féminine avec les effets induits dangereux selon lui (et nous). Las, malgré le fait que la motion d’ordre n’ait pas été suivie d’un vote immédiat, bizarre, cette notion de démocratie bâclée)… la discussion qui s’ensuivit fut brutalement close par un vote qui voyait même deux des représentants romands** contredire les vœux du SER et de LCH et de quelques directeurs(trices) suisses-alémaniques. Mais pire, la semaine suivante nous apprenions par voie de presse que la proposition de la DIP bernoise d’amputer une fois de plus les salaires , en portant de 9 à 13,5% cette ponction en début de carrière avait passé la rampe de la commission de préparation du Grand Conseil bernois. Autant dire que les carottes semblent être cuites, et ce même avant le dépôt des signatures visant à refuser la nouvelle loi sur les traitements et obligeant de ce fait notre employeur (lisez Monsieur Annoni) à nous verser enfin une partie des impayés. Sans doute faudra-t-il ici aussi que nous recourrions aux tribunaux cantonaux ou fédéral pour obtenir gain de cause ! (quand je serai à la retraite et si elle est encore versée…) Voyez à ce sujet également le billet du rédacteur. Et dire qu’il faudra, selon les bruits de couloir, vraisemblablement encore vivre 4 ans de plus sous cette tutelle !?! Gooots no ? (ça va pas la tête ? en bernois) * Voir le billet du président de mars 04 intitulé Le temps se couvre à nouveau à la Sulgeneggstrasse (DIP bernoise) ** Si vous êtes sages on vous dira lesquels ! |