Bologne et la formation des enseignants« Les enseignants suisses, tant romands (SER) qu’alémaniques (LCH), nourrissent les plus vives inquiétudes face aux décisions prises par la CDIP en matière de formation des enseignants suite au processus de Bologne. Le SER et LCH ne peuvent accepter une péjoration de cette formation. Les deux associations mettront tout en œuvre pour lutter contre un projet qui ne permettra pas à l’école de répondre à des attentes de plus en plus exigeantes ». C’est par ces mots qu’un communiqué de presse annonçait le 28 février l’envoi d’un appel solennel et d’une lettre à la CDIP pour sa séance du 3 mars (voir détails http://www.le-ser.ch/ser/docu/com_pr_05_02_28_formation_des_ens.html). Suite à cette séance, qui n’a donné lieu à aucune remise en question et qui a ajouté à la confusion, le SER a produit un nouveau communiqué de presse déplorant « le manque d’ambition et de coordination » qui a caractérisé les non-décisions de la conférence suisse de nos ministres de l’éducation. La formation future des enseignants est en grand danger. Anne-Catherine Lyon, nouvelle présidente de la CIIPEn vue du départ de Thierry Béguin, Conseiller d’Etat neuchâtelois, la Conférence intercantonale romande des chefs de départements de l’instruction publique (CIIP) a élu à sa tête la Conseillère d’Etat vaudoise Anne-Catherine Lyon. Le SER salue cette élection et fera tout pour entretenir et développer les relations constructives qu’il a pu avoir avec le Président sortant. Il adresse à Madame Lyon ses meilleurs voeux pour cette tâche qu’il sait difficile dans un contexte qui l’est tout autant et l’assure de sa détermination à défendre et à promouvoir une école publique de qualité servie par un corps professionnel compétent et reconnu. Les travaux du groupe politique et du comité central On a peu souvent l’occasion de faire état des travaux du groupe politique (groupe des présidents cantonaux) et de ceux du comité central. C’est que la cadence est soutenue et les dossiers complexes. Ces 10 et 11 mars, ils ont eu à traiter des thèses sur l’intégration, de la mise en œuvre du PECARO, des problèmes de la formation des enseignants, des statuts du SER, pour ne citer que quelques-uns des dossiers abordés. L’action de septembre des syndicats suisses pour la défense des services publics a aussi retenu leur attention. Une action qui, pour les enseignants, devrait relancer le débat politique sur l’école. La question de l’éducation est plutôt absente des discours des partis, il n’y a que l’UDC qui fasse vraiment exception (voir page 42). Le débat politique est nécessaire et les associations d’enseignants doivent y participer. Le comité central et le groupe politique ont par ailleurs constaté avec une certaine inquiétude que les droits syndicaux (pourtant relativement minces dans notre pays) étaient en régression dans certains cantons, en tête desquels Genève et Vaud. |