Dans une deuxième partie, les membres réunis lors de l'AGE du 25 janvier devaient se prononcer sur une extension des mesures de grève administrative, pour continuer la mobilisation face aux insatisfactions budgétaires. La démarche proposée par le comité visait d'une part à dire notre fatigue de devoir continuer à assumer notre charge de travail avec des moyens qui se dégradent, sans pour autant entrer dans une logique de moratoire sur la rénovation; et, d'autre part, à récolter des données sur les manques dans les écoles du canton. Le Comité proposait donc de remplir une grille d'évaluation pour qu'il puisse s'appuyer sur des données précises pour ses négociations futures. Il soumettait également une résolution demandant de ne pas réécrire les projets, ni les plans de travail, tout en laissant les équipes qui sont prêtes passer du plan de travail au projet d’écoles. En effet, la SPG continue de défendre l'évolution de l'école voulue par la rénovation et ne cherche pas le blocage du processus. Sur le fond des moyens d'action proposés, l'Assemblée était tout à fait d'accord. Ne pas réécrire les projets, c'est aussi dire qu'on ne sait pas ce que la hiérarchie en fait, de même pour les plans de travail, les retours étant plutôt rares. Lors du forum sur la démarche de projet, le constat du SRED a été assez sévère : les projets sont tous semblables et donc interchangeables, peu adaptés au contexte, ajoutant que les écoles n'ont pas les moyens de cette adaptation. Les oppositions à la résolution avaient trait essentiellement au fait que le temps pour débattre n’était pas suffisant et que les doutes sur un suivi massif par les écoles des mesures proposées restaient importants. Si l’on pense qu’il n'y a plus que douze écoles sur une septantaine qui retiennent encore les bilans 03/04, malgré les mots d'ordre donnés lors de deux AG; on est obligés de constater que les actions, pourtant votées à l’unanimité, peinent à être suivies sur la durée. Cet état de fait est surtout révélateur du flou ambiant qui finalement désoriente bien des collègues. La résolution sera finalement rejetée. Le Comité comprend que c’est le statut quo qui est demandé. Les mesures contenues dans la résolution du 1er septembre 2004 restent donc valides. A savoir que les bilans ne sont pas rendus et que les réécritures des projets, pour les écoles concernées, sont gelés. Laurent Vité |