Lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 25 janvier 2005, la SPG avait invité deux enseignants de la FPSE, Maria-Luisa Schubauer-Leoni et Olivier Maulini, pour expliquer les enjeux de la refonte de la formation initiale des enseignants liés au processus de Bologne. Leurs apports ont été clairs et appréciés ; le vote de l'assemblée a pu se faire en toute connaissance de cause. Bologne est une opération de vaste portée, dont les enjeux dépassent largement la seule formation initiale des enseignants genevois. C'est en tout cas une occasion de faire le point sur notre formation initiale de façon constructive. Ce qui paraît aujourd'hui important est d'asseoir la polyvalence de la formation, avec la reconnaissance de la CDIP. Si cette reconnaissance est quasiment acquise pour les deux divisions ordinaires, elle reste à renforcer pour la division spécialisée. C'est un pari fort. Pour le gagner, on ne peut pas simplement ajouter une année à la formation existante, mais il faut repenser toute l'architecture de la formation, en y apportant des améliorations. Ainsi, certains cours devraient impérativement concerner précisément l'enseignement spécialisé; il y aurait un renforcement des stages en responsabilité, dont un se passerait en spécialisé, avec des temps de réflexion avant et après; les contenus didactiques pourraient aussi trouver une place plus importante parmi les cours proposés. Le conditionnel est de mise, parce que l'ensemble est encore largement en chantier. Les formateurs de terrain devraient bientôt être associés plus intensément à la réflexion. Cette nouvelle formule de la formation serait mise en application à la rentrée 2006. Pour le Comité, la complexification du métier, la revendication d'une plus grande autonomie pour les établissements, le renforcement de la polyvalence sont autant de raisons pour soutenir le principe d'une formation de niveau Master en cinq ans d'études. Il y voit aussi la perspective d'une meilleure mobilité de carrière et de meilleurs résultats pour les élèves. Surtout, il est important que l'on puisse affirmer que l'école des petits élèves est un espace de formation essentiel et difficile, et qu'à ce titre il nécessite une solide formation de base. L'assemblée a adopté à l’unanimité ce point de vue. Laurent Vité |