Excellente mauvaise nouvelle
Genève - 18/02/2005
Les « 13 priorités pour le département de l’instruction publique », présentées par Charles Beer le 20 janvier 2005, ont le mérite de dessiner quelques perspectives d’avenir. Et d’inviter l’ensemble des partenaires à s’exprimer.

En attendant de prendre position plus précisément sur les 13 points énoncés, nous pouvons relever que le président du département continue à privilégier une communication directe, sans chercher à masquer les difficultés. Après avoir dénoncé crûment le bricolage de la rentrée 2004 – ce qui lui avait valu de vertes critiques de tous bords – il est plutôt sain de constater qu’il ne se réfugie pas maintenant, en période préélectorale, derrière un discours béatement optimiste (au contraire du dernier édito de « Correspondances » signé par notre directeur général). Car, il faut bien s’en rendre compte, il y a en arrière-plan de ces 13 priorités un tableau effrayant.

Le pire, annonciateur du mieux

L’instruction publique genevoise semble aller si mal qu’on ne peut guère imaginer qu’elle tombe encore plus bas… Certes, notre ministre l’a compris, il est vain de vouloir cacher la merde au chat. Décrire la situation dans sa gravité, tragique par la tension qui existe entre les avancées réelles et les résistances qui les annihilent, est louable et habile pour démontrer l’urgence d’une re-mobilisation des troupes afin de regagner le contrat de confiance entre la société et l’école. Mais le corps enseignant sera-t-il capable de sortir du registre de la plainte dans lequel il se complaît bien souvent ? Le marasme ambiant n’est profitable à personne. D’aucuns ont prétendu, pour expliquer la mobilisation décevante de cet automne dernier, que tout n’allait pas encore assez mal pour que les gens se bougent, qu’il fallait en quelque sorte attendre que l’on ait encore plus la tête sous l’eau – et, pourquoi pas, y contribuer. Nous pensons que les enseignants responsables, sans ingénuité face aux intentions politiques, ne doivent pas laisser passer une occasion qui peut donner une impulsion bénéfique à la chaîne entière de l’éducation.

Redresser la barre ensemble

Arriver notamment à plus de cohérence entre les ordres d’enseignement et davantage de reconnaissance pour le métier permettra de soulager bien des acteurs du système alors que, pour l’instant, nous nous escrimons trop souvent en pure perte, seuls dans notre coin. Il ne s’agit pas, bien entendu, de rendre les armes et d’attendre passivement que les 13 priorités se réalisent mais de les inscrire dans notre lutte, de se les approprier, de les redimensionner, de les saisir dans ce qu’elles ont de positif. Sans oublier que la priorité pour l’école primaire, c’est de se doter d’un cadre légal qui permette d’évoluer, au lieu de piétiner comme nous le faisons aujourd’hui. Avec 13 priorités + 1, tentons d’inverser la vapeur !

La SPG encourage l’ensemble de ses membres à réagir aux 13 priorités dans le délai imparti (31 mars 2005), si possible en mettant en copie au syndicat (spg@infomaniak.ch) les messages adressés au département (dip@etat.ge.ch).

 
Liens
Liste de diffusion
 
L'actualité et les renseignements utiles pour le métier d'enseignant directement sur votre adresse mail.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Les auteurs choisis ....
Faites connaissance avec les auteurs choisis pour la semaine romande de la lecture et leurs livres sélectionnés par le groupe de pilotage.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Coopération pédagogique en Afrique
Pour faire connaissance avec CPA et éventuellement partir l'été prochain en Afrique, rendez-vous sur son site.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

L'éducation pour tous
75 millions d’enfants ne fréquentent toujours pas l’école, plus de 774 millions de personnes adultes ne savent ni lire ni écrire. Le monde s'est donné jusqu'en 2015 pour réussir l'éducation pour tous.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::