| « Nous avons besoin de faire l’expérience d’arriver et d’être arrivés afin de nous remettre en route de façon toujours nouvelle » Anselm Grün Tradition républicaine Nos amis politiques français cultivent, avec bonheur, une tradition républicaine bien ancrée, celle des vœux de début d’année. Ainsi de mairie en mairie, de conseil régional en conseil général et jusqu’au sommet de l’Etat, chacun y va de sa réception, à laquelle il invite sa garde rapprochée, le gotha de son territoire, les voisins ainsi que les médias. Les personnalités qui s’expriment en début de cérémonie, ont généralement pour tâche de ciseler le cadre dans lequel le maître des lieux insérera son bilan avant de dévoiler ses objectifs futurs. Impressionnisme Point n’est ici mon intention. Faire, par contre, en quelques touches, un très synthétique rappel de l’action du SEJ en 2004, c’est possible. Projet « Ecole 2004 », mesures d’économie et, en feu d’artifice, le Congrès quinquennal, voici les trois éléments forts qui ont suffi à notre bonheur. L’année 2004 n’a pas manqué de caractère. Illustrant une fois de plus le caractère kaléidoscopique du concept de négociations, elle aura permis de voir deux fois le Gouvernement poser le genou à terre tout en refusant d’aller à Canossa. Pas d’augmentation de pensum, supprimée la ponction salariale exclusive des enseignants. Néanmoins, de dossiers mal ficelés à d’insuffisantes évaluations, l’Exécutif cantonal persiste dans son intention inégalitaire. Il risque à nouveau de se brûler les ailes. Racines Souligner la force avec laquelle le Syndicat des enseignants jurassiens a démontré sa capacité à répondre aux agressions dont les enseignants et, par voie de conséquence, l’école jurassienne, ont été l’objet, c’est remonter aux sources. Notre syndicat plonge en effet ses racines très loin. Il est la résultante de l’engagement de femmes et d’hommes conscients de leur mission et fiers de leur métier. De décennie en décennie, celles et ceux qui nous ont précédés ont construit un outil solidaire et efficace. Les passionnés qui, à partir de la SPJ, ont fondé le SEJ en 1978, les responsables et les militants qui l’ont servi et façonné depuis, ont permis à une association pédagogique et syndicale forte de se construire et de s’affirmer comme l’un des interlocuteurs privilégiés du pouvoir, tout en constituant une force d’opposition chaque fois que la nécessité s’est imposée. Vers des terres fertiles Deux années de lutte contre un pouvoir qui a jeté le discrédit sur la profession ont et vont laisser des traces. Il est néanmoins temps aujourd’hui pour le SEJ, de faire cette expérience d’être arrivé afin de recentrer son action vers des territoires plus fertiles. Il est capable de le faire, de pratiquer l’ouverture, notamment vers les partenaires de l’école, tout en restant ferme. Un comité central renforcé et mon successeur y œuvreront sans aucun doute. Je souhaite donc au SEJ cette capacité de se remettre en route de façon toujours nouvelle, cette audace et cette force qui le caractérisent pour promouvoir les matières premières du métier, le savoir et l’éducation. J’ai la certitude que ces deux forces mythiques sont toujours capables de transformer l’humanité. je souhaite enfin à chaque enseignante et chaque enseignant la volonté de porter un regard d’amour sur toute personne qui lui est confiée, quelle que soit son talent. « On sème pour ceux qui récolteront », disait à un passant un vieil homme de mon village, presque nonagénaire, qui nonobstant son âge, plantait un jeune arbre dans son verger. Mon cher Rémy, à toi le témoin. Hugues Plomb Secrétaire général du SEJ Or de la BNS et … capital de la BCJ A l’heure où les grands argentiers de nos cantons se réjouissent de la pluie d’or qui va tomber dans leur escarcelle, pour en repriser les trous, n’est-il pas temps de se demander quand la Banque cantonale jurassienne (BCJ) va commencer à restituer à l’Etat les quelques 55 millions qu’il a consentis pour sa recapitalisation, en puisant généreusement dans la poche de sa fonction publique. Une idée que nous caressions depuis quelque temps déjà au sein de la Coordination des syndicats et qui prend toute sa valeur, aujourd’hui, après la décision prise récemment à l’égard de la BCV (Banque cantonale vaudoise). On cherche un motionnaire. Merci. |