Première rencontre de l'année entre le SEJ et le Département de l'éducation Le comité central du SEJ et le Département de l'éducation (DED) ont pris l'habitude de se retrouver plusieurs fois au cours de l'année scolaire, hors séances de négociation, pour échanger leurs points de vue sur les différents dossiers en cours. Leur première rencontre depuis la rentrée, le 9 septembre, a abordé de nombreux sujets, à commencer par les perspectives en matière de fermetures de classes. A la réduction des effectifs des élèves - réduction globale mais inégale selon les cercles scolaires - s'ajoutent les mesures d'économies prévues par le canton. Aucun chiffre n'a été articulé, mais la ministre Elisabeth Baume-Schneider a été formelle: des classes fermeront sans doute, mais les ressources allouées seront plus grandes. Santé des enseignants Le projet de création d'une cellule d'écoute et d'orientation pour les enseignants, demandée par la résolution du SRJ "Santé des enseignants", va son chemin. Le DED est actuellement à la recherche d'un chargé de mission qui conceptualisera le projet et qui, éventuellement, serait également la personne-ressource de la cellule. Le choix sera effectué dans les semaines qui viennent, a assuré François Laville, chef du Service de l'enseignement (SEN). Cette personne travaillera avec un groupe de réflexion, auquel participeraient tant le Gouvernement que le SEJ, qui pourra aussi donner son avis sur le mandat du chargé de mission. Du sport, SVP Willy Martin et Michel Kohler, de la COMEPS (commission permanente chargée des problèmes spécifiques à l'éducation physique et à la santé) ont rejoint le comité du SEJ en fin de séance pour défendre un dossier qui leur tient à cœur: la réintroduction de la 3e heure de gymnastique en 7e et 8e années (voir l'Educateur no 9). Ils ont répété les données actuelles: augmentation du nombre d'enfants obèses, preuves scientifiques du bienfait de l'activité sportive sur les résultats scolaires, coûts sociaux des maladies liées à la sédentarité, etc. Mme Baume-Schneider, bien que sensible à leurs arguments, a mis en avant ceux du Gouvernement, avant tout économiques: des choix doivent être faits. La baisse des contributions fédérales n'arrange rien. "Ce sont peut-être des économies à court terme, mais à long terme, elles coûteront cher à la société", ont averti MM. Martin et Kohler. Le comité central, a insisté Samuel Rohrbach, président du SEJ, appuie totalement la COMEPS dans sa démarche. |