Le Congrès mondial de l'Internationale de l'Education, (IE), qui a lieu tous les trois ans, s'est tenu du 22 au 26 juillet 04, à Porto Alegre, Brésil. Thème du congrès 2004 : L’éducation pour le progrès mondial L’éducation : service public ou marchandise Le droit d’enseigner, le droit d’apprendre Recrutement et maintien d’enseignants qualifiés Cette année, le Congrès a réuni 1400 délégués venant de 159 pays et territoires. La Suisse, située pendant les réunions entre le Surinam et le Swaziland, était représentée par 4 délégués (2 LCH et 2 SER). Présidente depuis la création de l’IE il y a 11 ans, l’énergique Mary Hatwood Futrell a laissé son fauteuil à Thulas Nxesi, secrétaire général du syndicat sud-africain SADTU, élu pour trois ans. L’IE est organisée en cinq grandes régions qui nomment chacune un vice-président ; pour l’Europe, il s’agit de Patrick Gonthier, par ailleurs secrétaire général de l’UNSA-Education, importante fédération syndicale française. Les membres du SER le connaissent déjà puisqu’il est intervenu à plusieurs reprises dans nos rencontres, lors des Assisses et du dernier séminaire syndical par exemple. Le Bureau exécutif de l’IE (26 membres dont au moins 8 doivent être des femmes) gère l’IE entre les congrès, veille à la mise en œuvre des résolutions et décisions du congrès. Lors du congrès 2004, les grandes orientations de l’IE ont été confirmées : - La promotion d’une éducation publique pour tous, contre la pauvreté et l’exploitation
- La lutte pour la justice sociale et contre la violation des droits humains
- L’amélioration des conditions de travail pour le personnel de l’éducation à travers le monde
- La construction d’une solidarité entre les enseignants de tous pays
- La défense du service public
- La lutte contre le SIDA et ses effets sur le malade et son entourage
- Le combat contre toute forme de discrimination
- Le lien avec les organisations affiliées pour que partout la voix des enseignants puisse se faire entendre
- L’observation attentive des négociations internationales (AGTS par exemple) de façon à anticiper les problèmes à venir.
De nombreux textes (plus de 30) ont été présentés, discutés, amendés et votés pendant ces cinq jours de réunions intensives. A l’issue de ce congrès, nous mesurons mieux à quel point la réalité et le contexte sont différents d’un pays à l’autre et aussi que, malgré ces différences, le fond du problème reste le même : comment assurer à tous, sans discrimination ni exclusion, une éducation de qualité donnée par des enseignants de qualité. Le fait que 315 organisations (27 mio de membres) partagent cet objectif et les valeurs qui le sous-tendent donne tout son poids à l’Internationale de l’Education. Nous rentrons de ces réunions avec un élan renouvelé que nous chercherons à partager avec vous par le biais d’articles dans l’Educateur. Josy Marti Suzanne Schöb |