| Nous étions deux cents membres environ à nous réunir pour débattre de la proposition de contre-projet à l'initiative d'ARLE du Conseil d'Etat. "Sans enthousiasme, mais avec résolution" est sans doute la formule qui résume le mieux le sentiment général et le soutien que l'assemblée a décidé d'apporter à ce document politique et pédagogique. Aboutissement d'un long processusLa soirée a débuté avec une intervention de Charles Beer. Il nous a présenté le travail effectué par un groupe de pilotage (composé de membres de la DEP, du GAPP et de la SPG). Au terme d'une vingtaine de séances, d'une vaste consultation et d'un débat public, les réflexions de ce groupe ont finalement permis au Conseil d'Etat de présenter un contre-projet à l'initiative d'ARLE. Le président nous explique que le défi est de maintenir la rénovation, de la généraliser pour une école démocratique, une école de qualité. Pour arriver à ce but, il fallait accepter un compromis en tenant compte des critiques qui ont émergé de la consultation organisée par le groupe de pilotage. Le contre-projet est le résultat de ce compromis. Une déception palpableLors du débat qui a suivi, les collègues présents ont pu exprimer leurs déceptions; certains expriment leur sentiment de "se coucher" sur tous les points essentiels (notes, fréquence de distribution des carnets, longueur des cycles, etc.); le retour des notes, les cycles amoindris, peut-être la fin des soirées portfolios sont autant de crève-cœur pour ceux qui vivent ces pratiques pédagogiques durant l'année scolaire. Si l'on peut se réjouir que la moyenne soit proscrite dans le contre-projet, plusieurs se demandent qui va garantir que les enseignants ne feront vraiment pas de moyennes. Il est vrai que les vieilles représentations sur les notes (et les moyennes…) sont fortement ancrées chez les enseignants. Les collègues se demandent aussi ce que deviendra la différenciation, et donc la lutte contre l'échec scolaire, avec des cycles de deux ans. Ce florilège de regrets et de protestations se termine par le constat qu'entre l'initiative d'ARLE et le contre-projet, il faut malheureusement choisir le moindre mal. Un engagement résoluPour répondre à ceux qui pensent que la SPG n'a pas le choix, les membres de la commission interne, qui ont suivi tout le processus de négociation de près, nous rappelle que nous avons le choix! Il est entre une possibilité de régresser ou une opportunité de progresser! Il y a des deuils à faire, et ce quelle que soit l'issue des urnes. Mais ce débat nous place devant un défi, celui de montrer à la population la différence entre l'école proposée par l'ARLE et celle qui est contenue dans le contre-projet du Conseil d'Etat. Pour pouvoir se remettre au travail efficacement, il est important de faire un choix qui nous permette de progresser. L'assemblée vote donc une résolution qui donne son soutien au contre-projet, sans enthousiasme, mais avec résolution. |