Tsahal, Hamas, Al-Qaida, Bush, Sharon ... les voilà les hérauts des temps modernes avec leurs bombes, leurs tanks, leurs bulldozers et leurs " terrains de jeu ": Guantanamo, Abou Ghraib, Rafah ... Jour après jour, ils squattent journaux et petit écran et nous offrent les images de leurs derniers raffinements de cruauté et d’humiliation. Décidément l’environnement médiatique de nos élèves est fait – plus que jamais - de haine, de brutalité et d’horreur. Mais, au-delà de la catastrophe morale que constituent ces scènes de torture et de sévices, l’onde de choc prend une tournure d’autant plus ravageuse que les bourreaux agissent au mépris total du droit humanitaire international et en toute impunité. Quels beaux exemples décidément en matière de non-respect des règles établies, de mensonge d’Etat, d’outrage aux valeurs démocratiques ! Comment s’étonner dès lors que les coups, le racket ou le harcèlement infestent tranquillement nos préaux. Non, la recrudescence d’agressivité chez les jeunes ne résulte pas d’une soudaine mutation brutale mais découle bien de notre incapacité à juguler la banalisation de la violence. Il est ainsi admis que les fous du volant qui se lancent dans des courses poursuite à plus de 200 km/h dans les rues de nos villes sont directement conditionnés par les images chocs de certains films mais aucune mesure n’est envisagée pour autant, tout comme sont aussi admises – sans aucune menace de rétorsion non plus - les paroles du constructeur des bolides incriminés : « Nous devons nous adresser à l’imagination des jeunes conducteurs ; ils sont nos futurs clients. C’est avec eux que nous gagnerons à l’avenir de l’argent. » Comment dès lors déjouer cette violence, son inquiétant rajeunissement et sa généralisation bien au-delà des grandes agglomérations ? Chacun a sa recette : réinjecter de la morale dans le contrat familial, enrichir le bagage normatif, élargir l’outil répressif, ... De ce fatras de solutions plus ou moins répressives, émerge une voix qui propose de construire une politique cohérente de la jeunesse où il est question de communication, d’intégration, de charte éducative, ... Cette voie se nomme PECARO. Elle n’attend que notre indispensable adhésion. Raphy Darbellay |