| Au début des années 1960, la moitié au moins des jeunes sortant de scolarité obligatoire entraient directement sur le marché du travail. Aujourd’hui ils ne sont que 5% et courent de gros risques de décrochage social, voire d’exclusion. La globalisation des marchés entraîne nos pays vers une économie toujours plus fondée sur la connaissance et sur la capacité d’apprendre individuellement et collectivement. Cette évolution transforme l’école et pose la question de sa place dans la société : Ecole publique : quel contrat social ? Face à ces turbulences et incertitudes, la communication et le débat informé sont les seuls recours pour forger un accord autour de l’avenir en général et de celui de l’école publique en particulier, de ses buts, de ses ressources, de ses forces et faiblesses, de ses structures et de ses pratiques. Organisées par le SER avec le soutien de la Conférence intercantonale de l’instruction publique (CIIP), les Assises de l’éducation se veulent un espace de débat ouvert et informé. Qualité, égalité, équité à l’école ? L’engagement pour la cohésion sociale.Dans des sociétés démocratiques fondées sur le principe de l’égalité de droits, l’école publique contribue pourtant à l’inégalité des conditions et à sa légitimation. Quels sont les principes et les critères de justice à l’œuvre à l’école et dans son environnement ? Le débat sur les valeurs d’égalité et d’équité mérite d’être repris aujourd’hui à la lumière des plus récents développements de la réflexion politique d’une part, du changement de la société d’autre part. Combien la société est-elle prête à payer l’école ?C’est entendu, les enseignants et les milieux éducatifs n’aiment pas parler d’argent. L’éducation n’a pas de prix. C’est vrai. Mais elle a un coût, dont la couverture suppose que des milliers de contribuables soient disposés à payer leurs impôts. Les dépenses d’éducation ont augmenté de 17,7% entre 1990 et 2001, à pouvoir d’achat constant. Cela peut-il continuer ainsi ? A quelles conditions ? Beaucoup d'enseignants sont heurtés par l’idée qu’il est peut-être possible et nécessaire de chercher à faire mieux, à ressources constantes, voire réduites. Faire mieux avec moins, est-ce possible ? Un dossier spécial Assises paraîtra le 27 août. |