| Vu l'absence de budget 2004 et les graves menaces sur l'ensemble de la fonction publique, la mobilisation doit avant tout rester d'ordre général et ne pas céder à la tentation corporatiste. Je vous appelle donc à être attentifs à l'activité du Cartel intersyndical. Cela ne doit toutefois pas nous empêcher de garder un certain cap, de tenir nos échéances, de continuer à promouvoir notre vision du métier et de l'école. Convaincre d'abord, pour vaincre ensuite! Les débats des mois de mars et octobre 2003 sur les notes et les projets d'école ont montré que parents et enseignants unissaient leurs forces pour défendre une école de qualité. Cela est réjouissant mais ne suffira pas à contrer les adversaires de la rénovation qui tentent de figer l'école en faisant fi de l'avis des principaux intéressés. Déni de démocratie? La nécessité d'un contre-projet s'impose pourtant presque d'elle-même. Ni l'initiative, trop rigide, ni le statu quo, invivable à court terme, ne peuvent satisfaire et répondre aux attentes de l'école et de la société. L'évolution que connaît l'école primaire appelle une modification de la loi, c'est certain, mais pas en termes de tout ou rien! Refuser aujourd'hui l'entrée en matière sur un contre-projet, enjoindre le Grand Conseil d'accepter l'initiative directement - comme il en aurait le droit -, sans vote populaire, est particulièrement malvenu de la part de ceux qui hurlent à tout bout de champ au déni de démocratie! Bien sûr, pareille demande est révélatrice du doute qui commence à poindre chez les initiants, et montre que les conditions dans lesquelles ont été récoltées les signatures (qui ne seront jamais totalement vérifiées) restent sujettes à caution. Ces dernières semblent en tout cas ne plus garantir à elles seules une victoire. Indispensables débats Toutefois, si nous voulons un vrai contre-projet porté par l'ensemble du corps enseignant, si nous croyons que pour le bien des élèves et l'avenir de la société nous, professionnels, allons l'emporter, alors nous devons nous préparer à argumenter sérieusement les options auxquelles nous croyons. Nous devons anticiper toutes les interrogations, basiques et légitimes, apporter des réponses claires, organiser des forums, (ré)instaurer les débats locaux, etc. afin de convaincre la population. Mais pour convaincre, il faut être convaincu. Etablir les bases d'un projet rassembleur est un préalable qui nous aidera à gagner en conviction. L'étape suivante sera donc notre Assemblée Générale extraordinaire du 13 janvier 2004 où, en tenant compte des résultats de notre large consultation, nous déciderons, ensemble, des options que nous défendrons pour l'école de demain! En attendant ce rendez-vous important, le Comité et moi-même vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année et, si possible, une trêve méritée, à tous niveaux! |