PISA : deux ou trois choses que l'on sait d'elle Test de compétences effectué au printemps 2000 par 250000 élèves de 15 ans dans 32 pays du monde, PISA n'est plus à présenter. (Pour plus d'informations, voir encadré). Premier acte, le niveau suisseSes résultats ont déjà fait l'objet d'une conférence de presse de la CDIP (conférence suisse des chefs de départements) le 4 décembre dernier. Il s'agissait des premières comparaisons internationales et de quelques analyses inter régions linguistiques à l'intérieur même du pays. Les associations d'enseignants (LCH et SER) étaient présentes à la conférence de presse et les journaux se sont fait l'écho tant des résultats que des commentaires qui pouvaient en résulter. Deuxième acte, le niveau romandPlus denses et sûrement plus prometteurs en émotions et en commentaires seront les résultats du niveau romand, résultats que présentera une conférence de presse de la CIIP (conférence romande des chefs de départements) le 31 janvier prochain. Il faut rappeler en effet que les cantons francophones ont beaucoup plus investi dans PISA que les alémaniques ou que d'autres pays. Les Romands ont fait passer le test à un plus grand nombre d'élèves, et il va s'en suivre des analyses détaillées permettant des comparaisons inter cantonales. Lorsque l'on connaît les très grandes différences pouvant exister entre les systèmes scolaires, comme entre les populations scolaires des différentes régions ou cantons, on est en droit de souhaiter que l'analyse des résultats soit la plus sérieuse et la plus scientifique possible pour bien prendre en compte tous les paramètres. Intéressé à juste titre par cette analyse, le SER sera présent à la conférence de presse du 31 janvier, et vos associations cantonales feront également valoir leur point de vue à cette occasion. Rappel de quelques points importants· Le SER ne nie pas l'intérêt de PISA, mais fait aussi preuve d'une très grande prudence (voir dans ce même numéro les pages 39, 40 et 48, voir également les communiqués de presse SER sur le site internet). · L'école est en constante évolution, et les jeunes qui ont passé les tests de PISA avaient quinze ans au printemps 2000. Ce sont donc des enfants qui étaient à l'école enfantine en 1990 et qui ont quitté l'école primaire en 95 ou 97 suivant les cantons. Certains des remèdes suggérés à la lecture des résultats de PISA sont déjà proposés depuis plusieurs années (l'approche textuelle, pour ne citer que cet exemple). · Tout intéressants qu'ils soient, les résultats de PISA ne sont que des résultats de réponses à un test. Les ériger en moyen privilégié de pilotage des systèmes de formation dans notre pays serait une grossière erreur. D'autres programmes de recherche ont leur rôle à jouer, et l'articulation entre la recherche et le terrain doit devenir une priorité. · L'essentiel des apports de PISA portent sur la part " enseignement et apprentissage " du rôle de l'école. Sur les autres aspects (éducatifs et sociaux), il faudra se donner les moyens d'avoir aussi des retours qui permettent de contribuer au pilotage d'une école qui doit rester une institution publique utile à toutes et à tous. Georges Pasquier
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