À l’aube de notre assemblée générale, je prends généralement la peine de relire nos statuts. Ceci dans l’unique but de voir si nous poursuivons les objectifs décrits dans ce document officiel. A chaque fois que je procède à cet exercice, la question suivante me tarabuste l’esprit : quelle est la différence entre un syndicat d’enseignants du Cycle d’Orientation et une association professionnelle du secondaire I ? Le chef du Service de l’enseignement parle souvent de l’AVECO en faisant référence à nos positions syndicales. Si la défense des intérêts de notre profession constitue un but prioritaire, je ne pense pas que nous fassions un syndicalisme exagéré. Certes le dossier actuel du Statut de l’enseignant permet ce genre d’interprétation, mais si nous laissons passer l’occasion de revaloriser notre profession de manière engagée durant la consultation, je ne vois pas quand le faire. Notre action n’est pas uniquement syndicale, loin s’en faut. Notre présence dans de nombreuses commissions témoigne du contraire. Le problème réside dans la coordination de nos prestations dans les diverses instances de l’Etat. Heureusement une liberté d’action est accordée à chaque membre de notre association qui siège dans les diverses commissions étatiques, n’en déplaise à certains. Les sensibilités de chacun peuvent s’affirmer et démontrer à nos dirigeants que la pensée unique n’a pas encore sa place chez les enseignants du Cycle d’orientation valaisan. La force de notre Association professionnelle réside sans doute dans sa grande diversité de composition. Il est évident que le quotidien d’un enseignant d’un établissement d’une vallée latérale n’est pas le même que celui d’une grande cité. Et pourtant le comité s’acharne à défendre tout le monde. Et là, il fait du syndicalisme !! Je tiens toutefois à rappeler que le bras syndical de notre association reste la FMEF*. Vos divers soucis ou revendications doivent être présentés à notre faîtière. Mais il est également important d’informer le président de vos demandes. Il est toujours plus facile de défendre une volonté ou un souhait, lorsque l’on sait de quoi il en retourne. A mon avis la principale action du comité réside dans la collaboration avec le Département de l'éducation, de la culture et des sports (DECS). Que l’on s’entende bien, je ne pense pas que nous devions nous mettre à genoux devant le DECS (ceci n’est d’ailleurs absolument pas le cas aujourd’hui !), mais je reste convaincu que l’affrontement pur et simple n’amène rien de constructif. Notre Association doit veiller à des conditions de travail optimales et efficaces, ceci dans le seul but de garantir une formation adéquate à nos élèves. Mais sans la contribution de l’Etat nous ne pouvons rien faire. Je terminerai en signalant que chaque membre a le droit d’être défendu et soutenu, même dans les situations les plus délicates. Je me souviens que lors de mes premiers jours en tant que président, un collègue m’a simplement dit que je devais faire attention aux situations « indéfendables ». Et bien je tiens à vous remercier, chers membres, de ne m’avoir jamais mis dans cette situation… * Fédération des magistrats, des enseignants et des fonctionnaires |