Prise de position de l'AD SPVal du 10 février 2010 à Martigny
Valais - 12/03/2010
Préambule
 
Les membres de la Société Pédagogique Valaisanne (SPVal) ont apprécié de pouvoir se prononcer sur les lois mises en consultation.
Le travail a été mené très sérieusement en donnant à chaque enseignant la possibilité de s'exprimer, d'abord dans son centre scolaire et ensuite dans son district. Le comité a délégué son président et certains de ses membres dans toutes les assemblées générales de ses sous associations de manière à pouvoir rédiger une réponse fidèle à ce que pense la majorité de sa base.
La réponse à la consultation comprend, dans un texte rédigé article par article, des propositions propres à améliorer le projet présenté. Ce travail a été fait dans un esprit de partenariat avec le DECS que la SPVal a appelé de ses vœux et toujours respecté.
Tels que proposés, les textes soumis à consultation ne donnent pas satisfaction. Ils contiennent cependant des idées intéressantes qu'il s'agira de développer. Les nombreuses zones d'ombre devant être clarifiées dans des ordonnances mettent les enseignants sur leur réserve. Ceux-ci attendent cependant que des représentants de leur association soient partie prenante du travail de rédaction de ces ordonnances. L'assemblée des délégués de la SPVal, réunie à Martigny le 10 février 2010, s'est prononcée sur les grands thèmes traités dans ces articles de lois. Les prises de positions dégagées lors de cette réunion sont développées ci-dessous.
 
Cahier des charges
 
Toute modification éventuelle apportée au cahier des charges cantonal des enseignants doit faire l'objet d'une négociation entre le DECS et la SPVal. Les tâches diverses évoquées dans la loi doivent figurer sur une liste exhaustive.
La SPVal propose la création d'un cahier des charges spécifique à l'enseignant spécialisé.
 
Direction d'école – conseil de direction
 
La nomination de directions professionnelles n'est pas remise en cause. Cette fonction doit être accessible à tous les enseignants. Les tâches de ces directions, que nous voulons collégiales, doivent être clairement définies dans des cahiers des charges. Les différents partenaires professionnels de l'enseignement ordinaire et spécialisé doivent être représentés dans les conseils de direction. Le pilotage d'une école doit être assuré par un conseil de direction, composé d'enseignants issus des degrés concernés pouvant justifier d'une pratique pédagogique et formés à cet effet.
 
Annualisation du temps de travail et champs d'activité
 
La mission d'enseignant ne se limite pas aux travaux réalisés avec les élèves et à l'intérieur des bâtiments scolaires. Les enseignants refusent d'entrer dans le jeu de la comptabilisation des heures. Les congés scolaires permettent une compensation du temps investi et doivent être clairement définis au même titre que les vacances d'été.
Les pourcentages des divers champs d'activité sont jugés comme parfaitement inutiles. L'essentiel est que ces champs soient admis et reconnus par les différents partenaires. A partir du moment où le champ "Enseignement-éducation" occupe la plus grande partie du temps d'activité des enseignants, le reste est une affaire de professionnalisme, de confiance et d'équilibre.
 
Autorité de nomination – cantonalisation
 
Nous acceptons que les enseignants soient nommés par l'Etat. Par contre, les propositions de nomination doivent émaner des conseils de direction en suivant une procédure d'évaluation déterminée par le DECS.
 
Les personnes ressources pour des branches spécifiques au bénéfice d'un mandat communal doivent pouvoir continuer leur activité dans l'école valaisanne.
 
Temps de travail et conditions salariales
 
La proposition de 32 périodes pour un plein temps à l'école primaire est jugée indécente par la SPVal. La comparaison avec les autres ordres d'enseignement n'accorde que très peu de reconnaissance au travail fourni dans les 8 premières années de la scolarité. Le statut de généraliste implique un engagement plus important au niveau de la préparation de toutes les branches, des nombreuses heures de collaboration et de l'indispensable formation continue. De plus, la mission éducative repose sur une seule personne ; cette lourde charge n'est pas partagée par un conseil de classe et représente un surcroît de responsabilités.
En conséquence, une demande ferme de ne pas dépasser un total de 28 périodes de présence à l'élève pour un plein temps est entièrement justifiée. Une revalorisation salariale significative devra être négociée.
D'autre part, certaines inégalités criardes, existant notamment au niveau de l'enseignement spécialisé entre le primaire et le secondaire I, doivent trouver une solution équitable.
 
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