A l’heure où je prépare ce billet, la fête olympique bat son plein à Vancouver, dans l’ouest canadien. « Citius, altius, fortius, » (plus vite, plus haut, plus fort), une devise, la raison d’être des sportifs athlétiques. Ces trois mots sont une invitation à donner le meilleur de soi-même et à vivre ce dépassement comme une victoire. Cheminer vers ses limites et tendre vers l’excellence ne veut pas nécessairement dire être le premier et il faut rapprocher la devise olympique de cette autre phrase « L’essentiel n’est pas de gagner mais de participer », principe cher au baron Pierre de Coubertin. Après des heures d’entraînement difficile, d’efforts et de sacrifices consentis, avec un matériel à la pointe de la technologie, chaque sportif se présente sur la ligne de départ avec ses espoirs, sa motivation, son envie de bien faire et une force mentale inégalable. C’est dans cet état d’esprit que se présenteront nos élèves de 6P les 22 et 23 mars prochains pour tenter de dompter les difficultés et les pièges tendus par les rédacteurs de la PPO 2010. 4 épreuves attendent les participants, sur 2 jours. Un programme très (trop ?) lourd qu’il va falloir avaler en mettant en oeuvre ses connaissances et ses divers savoirs acquis patiemment tout le long d’années de dur labeur. Aussi, à cette période où les enseignants sont très sollicités (dossiers à préparer, entretiens avec les parents, prises de décisions…), les mêmes questions reviennent sur beaucoup de lèvres : « Pourquoi ? Va-t-on un jour changer ce sytème ? …» Dans un courrier adressé par un collègue cotisant, je pouvais lire : « Les enseignants de 5P et 6P seraient-ils globalement satisfaits de ce type d’examen ? L’apprécient-ils au mois de mars ? Seraient-ils ainsi favorables au bachotage ? Une part non négligeable des enseignants réprouvent-ils cette épreuve ? » La SPFF a déjà eu l’occasion de mettre sur la table cette problématique, avec quelques aménagements mineurs obtenus, sans plus. Mais il est toujours très difficile de trouver la solution permettant une orientation des élèves moins stressante, plus souple, plus simple… Quelle est la valeur et l’utilité de telles épreuves ? Pour beaucoup d’élèves, suivis dans leur cursus depuis 2 ans par le même enseignant, il n’y a rien de nouveau et les résultats ne diffèrent guère des observations effectuées. Les parents y trouvent parfois une preuve tangible du niveau de leur enfant sur lequel ils peuvent s’appuyer. Pour les enseignants, il s’agit avant tout de passer le cap de la critique et des résultats comparatifs proposés au niveau du canton. C’est aussi un moment de vérité qui met en évidence la qualité de notre travail, mais surtout les manquements éventuels. Pour nos autorités, c’est au travers de ces épreuves que l’on évalue le niveau atteint par les élèves au terme de leur scolarité primaire, dans un objectif de pilotage. Aujourd’hui, il paraît utile une nouvelle fois de remettre l’ouvrage sur le métier. Devrait-il y avoir moins de branches évaluées, si oui, lesquelles ? Cette procédure est-elle porteuse de sens et quels objectifs remplit-elle ? Est-elle juste pour tous les élèves ? A-t-elle toujours sa raison d’être ou pourrait-on s’en passer ? La flamme olympique a cessé dl’illuminer le ciel canadien et il est l’heure maintenant du bilan, du décompte final de la moisson de médailles et d’émotions. Le bilan PPO 2010 est lui aussi très attendu et la SPFF tentera une nouvelle fois de porter vos demandes auprès de nos autorités, suite à une enquête représentative en cours de réalisation que nous comptons mener dans quelques semaines. En attendant bon travail, bon courage et bonne procédure. Motivons nos élèves car même si l'important est de participer, il faut s'attacher à faire du mieux possible, pour gagner... Gaétan Emonet 1 Procédure de Préorientation au CO |