L’enseignant reste un individualiste né ! La collaboration n’est qu’un vœu pieux de la part de certains idéalistes ! Les examens finaux doivent permettre à chaque enseignant de se comparer à ses collègues ! Voici à brûle pourpoint quelques clichés qui devraient disparaître d’ici quelque temps de l’esprit de la population valaisanne et/ou romande. L’image de notre profession doit être améliorée. Personne ne me contredira. Il serait toutefois intéressant de savoir comment la vision de notre profession s’est dégradée. Mais là personne n’ose avancer une explication, sans doute de peur de représailles de nos prédécesseurs ou d’accusation de haute trahison. Ce n’est donc pas au président de l’AVECO de faire l’étalage des diverses raisons qui nous poussent aujourd’hui à « REVALORISER » notre métier. Un des points essentiels à améliorer reste la collaboration. Cette dernière ne doit pas se limiter au niveau des collègues. Il faut l’étendre aux parents ainsi qu’à nos autorités. Les missions de chacun doivent être redéfinies. L’enseignant ne doit pas prendre la place éducative des parents, mais il est évident qu’un rôle éducatif lui subsiste. De même, les parents ne peuvent pas laisser aux enseignants l’ensemble du registre des apprentissages. Cette frontière entre les rôles de chacun n’est pas évidente à établir. Seules des discussions entre les enseignants et les parents permettront d’éviter des conflits stériles et inutiles. L’enseignant doit pouvoir compter sur l’appui de ses supérieurs. Je ne parle pas d’un soutien aveugle et partisan, mais bien d’une discussion et d’un dialogue installés qui permettraient à chacun d’améliorer ses pratiques professionnelles. Les enseignants se sentent souvent seuls face aux conflits et aux problèmes. Ces deux derniers éléments sont d’ailleurs la source de bien des soucis (nouveaux ??) liés à notre profession. Depuis plusieurs années, burn-out et dépression constituent un risque professionnel. Comment les éviter ou les prévenir ? Je pense pour ma part que des discussions entre collègues, parents et supérieurs hiérarchiques devraient permettre d’enrayer quelque peu cette problématique. La collaboration fait partie de notre cahier des charges. Elle y est clairement définie. La future loi sur le Statut de l’Enseignant va définitivement l’asseoir. Ces moments consacrés à la discussion et à l’échange de pratique seront enfin reconnus par l’ensemble de nos partenaires. Tant mieux !!! Reste que la clarification des rôles n’est pas encore faite, à moins que ce soit le prochain dossier à traiter ? |