Ce début d’année scolaire sera marqué par la consultation sur la loi régissant le futur statut de l’enseignant. Bien des membres estiment que le statut des enseignants est une chose évidente et que le fait de mettre un texte de loi sur nos droits et devoirs revient à se tirer une balle dans le pied. Je pars du principe qu’une revalorisation de notre métier passe par cette étape. Les enjeux du statut ne se limitent pas à connaître notre réel employeur. En effet, cette problématique n’intéresse peut-être plus que quelques présidents de communes valaisannes qui veulent avoir la main mise sur leurs employés. Cet état de fait reste beaucoup plus sensible au niveau de l’école primaire. Je tiens à rappeler que l’Assemblée des Délégués de 2008 a voté, à une très forte majorité, pour une « cantonalisation » de notre profession. Continuons donc dans cette voie et essayons de convaincre nos collègues du primaire. A mon avis la nomination devrait se faire au niveau du DECS sur proposition des divers conseils communaux de notre canton. Un autre point qui sera clarifié dans la nouvelle loi est la liberté de domicile. Cet aspect est souvent mis de côté tant il paraît évident et couler de source. Et bien il faut savoir que cela n’est actuellement pas le cas. Certains de nos collègues sont mis au pied du mur s’ils n’élisent pas domicile dans la commune où ils travaillent. Les compétences professionnelles se résument donc au lieu d’habitation des enseignants. La liberté de domicile figurera dans la future loi, pour autant que le temps passé dans les trajets ne nuise pas à l’enseignement. L’objectif du groupe de travail (présidé avec brio par M. Michel Beytrison) est de procéder à une revalorisation globale de notre profession. Ceci passe bien évidemment par une valorisation salariale. A l’heure où j’écris ces lignes je ne puis pas encore vous communiquer les détails exacts, mais le lancement de la consultation (par le biais de délégués responsables) permettra de vous en dire plus. Ce point sera sans doute la pierre d’achoppement entre les divers degrés d’enseignement. La situation du secondaire I est assez facile à comprendre. Les jeunes enseignants font leurs armes au Cycle d’Orientation pour ensuite, si leur diplôme le leur permet, partir enseigner au Secondaire II. Les raisons de départ évoquées restent le salaire et la population estudiantine. En effet les étudiants fréquentant les écoles du secondaire II représentent la fine fleur de nos classes. Seuls les élèves scolairement brillants peuvent accéder à ces établissements. Si sur ce point nous ne pouvons rien changer, il serait bon de penser à une bonne, mais raisonnable, valorisation salariale. N’oublions jamais que nous faisons un merveilleux métier et que tous les jeunes usent leur jeans sur nos bancs. Du plus fort au plus faible... |