Contexte historique Le 24 septembre 2001, le peuple fribourgeois a refusé à une faible majorité (50.41%) l’enseignement d’une matière dans la langue partenaire. Au soir de ce résultat, la SPFF s’était engagée à collaborer pour la rédaction d’un concept cantonal tenant compte de la réalité du terrain. Pour rappel, les principaux griefs émis contre le projet « Macheret » étaient : l’inégalité de traitement face à la langue partenaire, la large sous-estimation des coûts et la méconnaissance de la situation effective des principaux acteurs, les enseignants. Les débats qui ont précédé la votation ont été virulents et ont ravivé la « guerre des langues. Qu’en est-il aujourdhui ? Les propositions Le projet de concept qui nous est soumis s’appuie sur le travail de commission cantonale « promotion de la langue partenaire et des autres langues» auquel nous avons participé, sur les changements sur le plan national et romand, ainsi que sur les avancées au niveau de la didactique des langues. Dans une double approche, d’une part le renforcement de la situation actuelle et d’autre part l’innovation, 9 propositions sont émises pour améliorer l’apprentissage des langues : l’apprentissage au sein de la discipline, les échanges scolaires, la 10ème année linguistique, une meilleure prise en compte des langues de la migration, l’éveil et l’ouverture aux langues, la première langue étrangère dès la 5P (l’allemand est considéré comme langue partenaire), le portfolio, des séquences d’enseignement dans la langue partenaire et à termes l’ouverture de classes bilingues dès le début de la scolarité obligatoire. Les coûts et l’extension vers la vie professionnelle et les études me paraissent réalistes et réalisables au travers de la situation présentée dans le concept. Les conditions cadres doivent encore être précisées. Des regrets Le Grand Conseil fribourgeois a récemment accepté Harmos et le concordat instituant un espace romand de formation. Les résultats de la consultation sur le Plan d’Etude Romand (PER) sont aujourd’hui connus. Les disciplines sont réparties dans cinq domaines dont celui des langues. Pourquoi ce concept ne parle-t-il pas de l’apprentissage du français ? Dans une didactique intégrée, on doit absolument favoriser une approche globale de l’apprentissage des langues y compris celui de la langue maternelle. Et la suite… ! Il conviendra bien évidemment de suivre la mise en application de ce concept. De nombreuses réponses doivent être apportées en ce qui concerne : la grille horaire, le statut des enseignants (généraliste, spécialiste ou…), les moyens d’enseignement, l’évaluation au service des apprentissages, le principe de l’approche communicative… Hier, nous avions souhaité un concept ; aujourd’hui, la DICS nous propose un concept, le premier pas est simple : répondre à la consultation. |