Ça commence en 2009…
Neuchâtel - 23/01/2009

Le SAEN ne risque pas de chômer durant l’année 2009. Rapide tour d’horizon de quelques sujets qu’il faudra empoigner.

1) La mise en place d’HarmoS dans notre canton est l’occasion de revaloriser l’école enfantine et ses maîtresses.

2) Introduction de l’anglais et du plan d’études romand (PER), extension et renforcement de la scolarité obligatoire primaire avec HarmoS : la formation initiale des nouveaux enseignants devrait donc passer au niveau master. Mais les plus hautes instances romandes et suisses de l’instruction publique tentent d’imposer un modèle « light », bachelor en trois ans, avec l’abandon du statut de généraliste pour celui de « semi-spécialiste » dont l’employabilité serait moindre et la possibilité de travailler à 100% plus problématique. L’argument avancé est que notre profession est largement féminisée et que les femmes travaillent majoritairement à temps partiel. Dans cette logique à courte vue, il ne vaut donc pas la peine d’investir davantage dans la formation initiale. Notre syndicat ne peut que dénoncer cette vision « économiciste » et discriminatoire de notre profession et prôner l’allongement du temps de formation initiale pour battre en brèche une équivalence qui n’a pas sa raison d’être : petits enfants = courte formation initiale !

3) La nouvelle maturité et le nouveau système universitaire dit de Bologne (évaluation continue, « bachelor » et « master » académiques) sont beaucoup plus élitistes que leurs anciennes versions.

Le pourcentage d’environ 40% des élèves neuchâtelois en section maturité à l’école secondaire est trop élevé. Sa diminution aurait pour effet de muscler les sections moderne et préprofessionnelle et de dynamiser les volées préparant un bac professionnel avant leur entrée dans les hautes écoles spécialisées (HES), d’abaisser les effrayants taux d’échec en maturité gymnasiale et de sélectionner les élèves en privilégiant leurs capacités scolaires plutôt que leur origine sociale.

4) La réduction des inégalités au sein du corps enseignant neuchâtelois devra se poursuivre.

5) La réorganisation de l’enseignement spécialisé est une source d’inquiétude, notamment en cette période de restriction budgétaire. Quand nous sommes contraints d’accueillir des enfants différents dans des classes normales sans le soutien nécessaire, l’expérience peut parfois tourner au cauchemar. Les classes spéciales et les institutions spécialisées ont fait leurs preuves et ne doivent pas être sacrifiées au nom d’une forme d’égalitarisme coupée des réalités scolaires.

6) Des propositions de nouvelles grilles salariales visant à diminuer d’une manière ou d’une autre nos salaires ne sont malheureusement pas à exclure.

En cas de DECFO-SYSREM[1] à la neuchâteloise, nous devrons être aussi déterminés et combatifs que nos voisins vaudois afin de faire revenir, le cas échéant, nos futures autorités politiques à de meilleurs sentiments à notre égard.

Bonne année 2009 à toutes et à tous !

                                                                                                                      John Vuillaume



[1] Nouvelles échelles de salaires de la fonction publique vaudoise

 
Liens
Liste de diffusion
 
L'actualité et les renseignements utiles pour le métier d'enseignant directement sur votre adresse mail.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Coopération pédagogique en Afrique
Pour faire connaissance avec CPA et éventuellement partir l'été prochain en Afrique, rendez-vous sur son site.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Testez votre niveau de langue!
Le Centre européen pour les langues vivantes (CELV) met à disposition sur son site un petit questionnaire qui permet de situer son niveau de langue.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Le Livre blanc
Le Livre blanc a été élaboré par le Comité du SER, analysé par chacune des associations et utilisé au 42ème congrès. Pour le télécharger, claiquer ici.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::

Les vidéos du 2 septembre
Pour revivre la première journée suisse de l'éducation qui a eu lieu le 2 sept, quand LCH et le SER ont rencontré les acteurs de la politique de l’enseignement, les partis nationaux, les responsables cantonaux en charge de l'éducation et d’autres spécialistes.

  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::  ::