Les élections communales sont derrière nous et voilà que les cantonales pointent le bout de leur nez. En effet, les citoyens valaisans éliront leur parlement et le gouvernement au printemps 2009. Le Chef du DECS, M. Claude Roch, a d’ores et déjà annoncé sa candidature, ceci devrait garantir une continuité dans la conduite des différents dossiers. Le Grand Conseil sera lui aussi renouvelé et là tout est encore ouvert…. « Les décisions appartiennent souvent au Grand Conseil. » « Les députés ont un pouvoir incroyable ». Ces quelques phrases émanent de différents milieux. Les fonctionnaires se plaignent de traiter les diverses motions, postulats (toujours plus nombreux et farfelus) déposés par les élus cantonaux. Les citoyens trouvent que les députés passent plus de temps à lire les journaux durant les sessions que de s’occuper de leurs réels problèmes. Pour les enseignants la situation est pareille, voire pire. Si j’estime comme légitime que les enseignants puissent siéger au Parlement valaisan, je regrette que ces derniers soient brimés et priés de se taire sur bien des sujets qui ont attrait à l’enseignement et à leur statut. On ne reproche jamais à un hôtelier de s’opposer à une loi sur le tourisme, par contre si un enseignant ose montrer quelques réticences à l’augmentation de l’âge de la retraite, on parle de conflit d’intérêt…. Cherchez l’erreur. Si je tiens à parler du futur parlement, c’est que je souhaite que les membres de l’AVECO se portent sur les diverses listes de leur district. Si la couleur politique passe au second plan, c’est bien l’investissement politique global qui me tient à cœur. Les dossiers qui seront traités nous concerneront particulièrement. Et si nous pouvions user de notre pouvoir au sein des décideurs, ce ne serait certainement pas un handicap pour notre profession. Le tribunal fédéral nous a donné la possibilité de siéger au sein du parlement valaisan, utilisons ce droit à défendre nos intérêts sans verser dans l’exagération. Nos collègues du primaire l’ont bien compris. Leur représentation actuelle est bonne. Malheureusement les membres de l’AVECO sont trop peu nombreux. Je ne jette la pierre à personne (surtout pas à nos élus actuels) mais dans le futur cette situation doit changer. L’AVECO doit être présente sur le terrain de jeu des parlementaires. Le travail d’information sera facilité et surtout plus pertinent. Expliquer les subtilités de l’enseignement à un député-avocat-libéral, sera plus aisé entre quatre yeux. S’engager pour la défense de nos intérêts, ne passe pas uniquement par un syndicalisme outrancier. Ce dernier n’a d’ailleurs jamais porté ses fruits. A mon avis, l’implication de nos membres dans les diverses commissions cantonales apporte plus de reconnaissance que l’écriture de slogans….. |