Ecole neuchâteloise : fin de législature mouvementée.
Neuchâtel - 12/12/2008

L’impéritie de Mme Sylvie Perrinjaquet aura posé problème tout au long de son mandat à la tête du DECS

Situation politique défavorable à l’école neuchâteloise

Ces trois dernières années ont été difficiles pour la fonction publique et l’école neuchâteloise.

M. Jean Studer a en effet mis en en œuvre son plan de réforme de l’Etat : économiser dans les structures, en libéraliser quelques-unes, sans trop toucher aux salaires des employés de l’Etat.

Pari gagné pour lui, puisque la dégradation des conditions de travail n’a pas suscité de grandes mobilisations contre sa politique. Il en aurait été tout autrement s’il s’était plus directement attaqué à nos salaires.

Quant au DECS, pas besoin de vous faire un dessin. Il n’y a pas eu de pilote dans l’avion durant 4 ans. L’action de Mme Sylvie Perrinjaquet s’est limitée à réaliser le plus d’économies possibles dans l’école neuchâteloise. L’accord DECS-syndicats « sortie des mesures d’économie » nous a laissé espérer qu’elle change de cap en fin de législature. Mais elle ne s’est pas battue pour l’inscrire au budget 2009.

Et ce sont donc les syndicats d’enseignants qui ont été contraints de demander au Grand Conseil de réparer l’oubli du Conseil d’Etat en amendant le budget 2009 pour que l’accord DECS-syndicats y soit intégré.

C’est le sens de la pétition commune SAEN-SSP que nous avons été nombreuses et nombreux à signer.

Accord DECS-syndicats « sortie des mesures d’économies »

Pour faire court, l’accord négocié entre le département de l’Education et les deux syndicats d’enseignants permet premièrement d’atténuer les effets les plus néfastes des économies qui touchent l’école. Grâce notamment à des mesures d’accompagnement et de soutien pédagogique, pour compenser d’éventuels dépassements de maxima d’élèves par classe et par niveau fixés dans l’accord.

Deuxièmement, de commencer à résorber les inégalités les plus criantes au sein du corps enseignant, particulièrement dans la formation professionnelle, avec une première étape faisant passer l’indice horaire des maîtres de pratique de 40 à 35 périodes.

Troisièmement, de prendre certaines mesures urgentes, dans le cadre de cet accord, en faveur de la section préprofessionnelle, qui depuis trop longtemps est le parent pauvre de l’école secondaire neuchâteloise.

A l’heure où vous lirez ces lignes, nous saurons si la pétition urgente SAEN-SSP aura amené le Grand Conseil à voter un amendement au budget 2009 permettant la mise en application de l’accord. Quoi qu’il en soit, il ne faudra pas lâcher la pression.

Un SAEN combatif et déterminé

Dans un contexte politique, nous l’avons vu, peu favorable à l’école et aux enseignant-e-s neuchâtelois-e-s, le SAEN ne reste donc pas inactif.

Notre syndicat a inlassablement dénoncé les mesures d’économies qui ont des conséquences négatives sur l’enseignement délivré dans les écoles neuchâteloises. Les représentants du SAEN ont la mémoire longue et ne se découragent pas.

Car si rien n’est jamais définitivement acquis, rien non plus n’est jamais définitivement perdu.

Nous saisissons toutes les occasions pour reconquérir du terrain et obtenir des améliorations pour notre profession.

Nous défendons les enseignantes, les enseignants et l’école de notre canton avec enthousiasme et détermination. Et nous formulons des propositions constructives visant à bonifier notre système scolaire.

 

                                                                                                                      John Vuillaume

 
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