Cette rencontre, qui a eu lieu le 25 septembre, avait pour but de faire part de nos préoccupations et de discuter différents objets. Était présent, outre Mme Chassot et une délégation de notre comité, M. Léon Gurtner, chef de service du Senof. En premier lieu, l'intégration des élèves ayant des besoins particuliers résultant de la RPT. Sur ce sujet Mme Chassot nous rappelle l'avancement des travaux en cours, à savoir que les sous-groupes de réflexion sont actuellement amenés à collaborer pour bâtir un projet global. Sans vouloir anticiper sur celui-ci, Mme Chassot nous fait part de quelques réflexions: – Au primaire et dans quelques CO la règle est qu'un élève à intégrer équivaut à 3 élèves pour le décompte des effectifs de classe. La généralisation de cette règle est en examen. – Pour pouvoir intégrer des élèves à besoins particuliers, il faut que les structures soient présentes, par exemple une infirmerie dans l'école. Pour Mme Chassot, "si on veut faire de l'intégration, il faut les moyens pour cela et ne pas avoir peur de dire que cela a un prix » – En ce qui concerne l'avenir des classes de développement, Mme Chassot nous rappelle le projet-pilote qui existe à Morat, (puis à Tavel) mais nous dit aussi qu'à ce point des expérimentations et des réflexions, la suppression des classes de développement n'est pas à l'ordre du jour. – Mme Chassot nous rend attentifs au fait que l'intégration dans son esprit est un projet qui doit aussi tenir compte de l’ensemble des partenaires concernés ; il convient aussi de port une attention particulière aux élèves les plus faibles scolairement, mais qui ne font pas partie des quelque 3% d'élèves ayant le statut d'élèves à besoins particuliers.(souffrant d’une déficience) – Mme Chassot rappelle également que les rapports des sous-groupes de réflexion seront publiés sur internet. Quant au contenu de ces rapports, elle nous signale qu'elle a demandé que les avis minoritaires au sein des groupes y soient aussi mentionnés. Le second point concernait les effectifs de classe. Ils sont selon nous toujours très élevés eu égard à la moyenne suisse, aux méthodes d'enseignement demandant plus d'espace-classe et aux élèves toujours plus difficiles. Mme Chassot nous a fait part sur ce sujet de ses intentions qui sont d'obtenir une baisse des effectifs maximaux de deux unités (27 contre 29 en PG, 25 contre 27 en G et 21 contre 23 en EB). La décision viendra avec la nouvelle loi scolaire, mais il faut souligner que le coût est estimé à 3 millions par année pour le canton. Notre troisième point concernait les heures de surveillance d'études. – Une enquête auprès des CO démontre des pratiques diverses. Mme Chassot nous rappelle que les heures de surveillance hors temps scolaire ne font clairement pas partie du mandat professionnel et qu'un maître peut donc tout-à-fait les refuser. – Mme Chassot verrait bien la généralisation du principe 2 unités de surveillance égalent une unité horaire d'un maître, ceci pour toutes les heures d'études "prévisibles", planifiables avant le début de l'année scolaire. – Actuellement les heures de surveillance sont payées double quand l'effectif est formé par 2 classes. Mais dans certaines écoles cette limite est placée à 60 élèves, alors qu'une classe moyenne dans le canton compte 21 élèves. M. Gurtner est chargé de faire le point à ce sujet ainsi qu’avec la Conférence des directeurs de CO. en vue d’une harmonisation. Divers autres points. - L'introduction de l'anglais en 5ème primaire devrait intervenir en 2014. – En ce qui concerne l’introduction de la 3ème heure de sport (nous avons remercié Mme Chassot de l’avoir ajoutée à l’horaire sans détriment à d'autres branches), la Directrice de la DICS a mentionné les difficultés inhérentes à cette introduction et insisté sur le fait que les coûts générés n’ont pas été reportés sur les élèves ou leurs parents, mais pris en charge par l’Etat et les communes. –Le PER serait mis en application dès 2010 sur une période allant de 3 ou de 4 ans. Le comité remercie Madame Chassot et Monsieur Gurtner pour leur accueil chaleureux. Le comité |