C’est à Ursy que l’AD a lieu ce vendredi soir 12 septembre. Le syndic nous adresse son message de bienvenue et nous présente son village de 1700 habitants, son histoire, ses infrastructures scolaires et offre l’apéritif au nom de la commune. Devant 85 délégués, Marcel Bulliard, président de la SPFF, rappelle le pouvoir représentatif et décisionnel des délégués des huit arrondissements et cinq groupes spécifiques. Il demande une minute de silence en mémoire de Cynthia Rocher Esseiva, jeune collègue et amie, victime d’un cancer, enterrée le jour même. Dans le processus habituel, le procès verbal 2007 est accepté à l’unanimité ainsi que les comptes tenus avec la maîtrise incontestable de René Marti, chef en la matière. Pour l’instant, les cotisations sont inchangées et la nouvelle vérificatrice remplaçante nommée: il s’agit de Christiane Send. Elections Gaétan Emonet, né le 4 mai 1968, habitant à Remaufens, au sud du canton (il y tient beaucoup), est nommé nouveau président de la SPFF au 1er septembre 2009. Il enseigne à Châtel-Saint-Denis depuis 20 ans, est responsable de son établissement, fait partie du bureau et du comité de la SPFF, est président de l’assemblée du SER pour cette année. Il est marié à Sylviane et père d’une adolescente, Aloïne. Le dialogue, la consultation, la transparence sont ses priorités. Il veut continuer à faire passer le courant entre enseignants et autorités. Il ne craint pas les coups à recevoir (surtout !) ou à donner (parfois !). Son désir : avancer dans les dossiers, à la fois passionnants et difficiles. Sa nomination est vivement applaudie. Pour le comité, Elisabeth Sansonnens, démissionnaire, n’est pas encore remplacée, mais Marcel Bulliard va s’en occuper personnellement, et Olivier Pralong, nouveau représentant du groupement fribourgeois des maîtres spécialisés, rejoint le comité. Rapport annuel Marcel Bulliard, amoureux des métaphores, imagine la SPFF en équipe de football. Pour lui, la structure de base est claire : avec les dirigeants, la DICS, le partenariat est fait de respect mutuel et de négociation. Le report de 3 à 4 semaines des épreuves de la PPO en est un exemple. Les commissions paritaires fonctionnent bien : moyens d’enseignement de l’allemand, RPT… Le championnat se joue avec de nouvelles règles fondamentales : Harmos, PER, CIIP. Les questions sont nombreuses : introduction de l’anglais par exemple. « Nous ne connaissons toujours pas le mandat des inspecteurs et des conseillers pédagogiques », déplore le président. Les inégalités de traitements entre les arrondissements sont inadmissibles, ajoute-t-il, notamment en matière de suppression de l’alternance. Le travail d’équipe est indispensable sur le terrain, au sein de l’établissement. Il doit apporter soutien et aide entre collègues. Trop d’enseignants souffrent d’isolement et de burn-out, dit-il. Et pourtant des structures d’aide sont à disposition. Marcel Bulliard rappelle la position de la FAFE concernant : 1 jour de congé, cumulable sur 10 ans pour intégrer la pénibilité du début de la profession, 2 unités de décharge à partir de 51,52 ou 53 ans, 4 à partir de 55,56, 57 ans, le maintien des acquis après 25 et 35 ans de service. Il remercie son staff pour sa collaboration efficace ainsi que sa secrétaire, Carmen Geinoz, pour son appui logistique; les élèves, les parents, les autorités pour leur soutien. Il s’engage, pour la dernière année qui lui reste, à défendre les conditions cadre d’une école fribourgeoise dont on peut être fier. La voix du SER « A l’égard des enfants vicieux ou indisciplinés, négligés à la maison… l’éducation laisse à désirer « (rapport en 1886, à Porrentruy). « Des mesures sérieuses et énergiques sont à prendre de la part des autorités compétentes pour les jeunes délinquants… »( 1910- ST- Imier). « Les enfants qui souffrent de troubles graves dans une conduite inappropriée nécessite une enquête sur le milieu familial… » (1932 Montreux). Par ces exemples, Georges Pasquier, président du SER, démontre que les problèmes de discipline ne sont pas nouveaux. Il fait appel à la solidarité des enseignants, toutes associations confondues, pour assister aux Assises romandes de l’éducation du 27 septembre, Cadrer pour éduquer, à Lausanne. Harmos et le PER sont des enjeux qui nécessitent aussi de resserrer les rangs, et de se soutenir entre les associations romandes. Il remercie Jean-François Kuenzi et Francis Baour de leur présence. Du côté de la FEDE… Bernard Fragnière, président de la FEDE, parle de la professionnalisation de la FEDE. La nouvelle organisation permet plus d’efficacité et surtout plus de temps pour suivre les dossiers. Il souligne l’importance de se trouver en amont dans l’élaboration des lois. Il prône le dialogue, plutôt que la confrontation. Il rappelle la place très importante des enseignants dans la fédération, qui représentent la moitié du personnel de l’Etat. …et du PER Père du PER, Christian Merkelbach, présente le Programme d’Etudes Romand. Après 26 ans d’enseignement et d’engagements pédagogiques divers, M. Merkelbach, chercheur dans la partie francophone du département de l’instruction publique du canton de Berne, est devenu le chef du Plan d’Etudes Romand. Une première alliance romande pour la HEP s’est créée entre les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel, Bejune, rejointe la même année par Fribourg, puis par le Valais et Genève en 2006. Enfin Vaud en 2007. Cette même année, le dossier est repris par la CIIP. La première version est présentée en janvier 2008 et mise en consultation jusqu’au mois de novembre de cette année. Vous pouvez le consulter sous // www. consultation-per.ch. C’est un cadre de références proposant une vue d’ensemble des contenus et apprentissages par cycle : 1er de l’école enfantine jusquà la 4e année primaire ; 2e pour la 5e et 6e année ; 3e pour la 7, 8 et 9e année de la scolarité obligatoire. Son objectif : apporter une culture commune à l’école publique des cantons romands. Au cours de son élaboration, les 90 rédacteurs cantonaux ont soumis, pour consultation, leurs travaux aux milieux concernés. Le PER s’inscrit dans le programme Harmos et contient l’acquisition des compétences et connaissances, la définition des objectifs de l’enseignement. Il est prévu de laisser 15% de son programme aux particularismes cantonaux. Il garde un caractère évolutif. Il s’inscrit aussi dans la continuité : 1972-Circé I ; 1979- Circé II ; 1986-Circé III ; 1989 Grap. Pour illustrer ce document, M. Merkelbach nous présente un exemple pour l’étude des langues : compréhension orale et écrite, expression orale et écrite : les objectifs d’apprentissage se font sur un développement progressif et centré sur l’élève. Pour la formation générale : prévention-santé, projets personnels, éducation aux médias, aux citoyennetés, à l’environnement, l’enseignement se fera à travers d’autres disciplines. A cela, il faut ajouter une description des missions éducatives. Le document sera présenté sous 2 aspects : l’un sous forme de fascicule en version imprimée et l’autre sur internet avec une plateforme interactive et collaborative. A la fin de l’Assemblée, l’apéritif est servi, comme promis, suivi d’un souper. |