Rien ne semble changer en cette rentrée scolaire. Pourtant, quelques pétards maousses sont là. Et la mèche n’est pas longue… Alors que le DFJC a fait l’impasse sur la conférence de presse de rentrée, qu’en arrière-plan, les négociations sur la nouvelle grille salariale occupent les esprits, un grand entretien du Comité cantonal avec Mme la Cheffe du département sera publié dans une toute prochaine livraison de l’Educateur. A l’orée de cette législature de 5 ans, les grands enjeux à venir y seront largement évoqués. Mais si rien ne semble changer en cette rentrée - et après tout, pourquoi pas ! -, quelques éléments, qui rougeoient sous la cendre, sont susceptibles de resurgir comme des diables. « Compétences importantes sacrifiées sur l’autel des économies », aurait reconnu Mme Lyon, devant les représentants des associations et des dépositaires, le 12 juin dernier, c’est d’abord la question des responsables des fournitures scolaires. Épiphénomène pour certains, mais qui touche au cœur celles et ceux qui sont directement concernés, et risque de péjorer le travail de l’ensemble des collègues. Attentif d’abord au respect des personnes, le Comité de la SPV restera sur la brèche et dénoncera toute difficulté induite par ce changement, qu’elle concerne la prestation elle-même ou le sort fait aux actuels dépositaires. Habitués que nous sommes à certaines approches locales chaotiques, le fait de confier au génie des établissements la transmission des connaissances spécifiques régionales ne nous rassure pas vraiment. Sur un autre champ, les questions relatives à la fonction de doyen ne sont de loin pas épuisées. Nous avons dit ce que nous croyons juste (voir l’Educateur du 24 août). Certains n’ont pas apprécié. Dont acte. Mais nous restons persuadés que le développement d’une hyper-hiérachisation de l’école représente plus un facteur d’embrouille que d’amélioration des compétences respectives de ses acteurs… et à fortiori des élèves. A la fin de l’année scolaire, des échos sont parvenus au Comité cantonal, relatifs aux décisions des conférences des maîtres, prises dans le cadre de leurs prérogatives légales sur le parcours des élèves. Force est de constater qu’au-delà de l’image quantitative offerte par le (faible) nombre de recours officiellement recensés, ces retours n’offrent pas toujours le goût de sérénité qu’il serait juste d’attendre de la part de cette instance réglementaire : Mélange de questions disciplinaires avec l’attention due aux compétences des élèves, tensions à l’interne des conseils de classe ou entre ce dernier et la conférence, « vengeance » (c’est ainsi qu’un collègue qualifie la chose) de dernière minute envers tel ou telle qui a donné du fil à retordre et, dans ce cadre, interventions « sous-marines » de collègues - de membres de conseils de direction ? - auprès de parents, les invitant à faire recours et leur portant appui. Bref, en bien des endroits, ça grenouille méchamment ! Cerise sur ce drôle de gâteau, nous savons que persistent, en des établissements, une manière de procéder illégale, qui consiste à ne pas réunir de conférence plénière, mais juste des conférences de degrés ! Nous avions, il y a maintenant quatre ans, consacré, sous l’égide de Pierre Jaccard, directeur de l’organisation et de la planification à la DGEO, quelques séances à cette question et même évoqué la possibilité de transmettre la responsabilité finale des décisions au Conseil de direction. Mais l’association des directeurs n’y étant pas favorable, l’affaire en était restée là. Le Comité désire retravailler cette question. Il a sollicité la Direction générale de l’enseignement obligatoire, qui le recevra à ce propos le 20 septembre à venir. Enfin, la première passation des ECR de 8ème a généré quelques interrogations. L’association des 5-9, partie prenante à la démarche, puisque parmi ses initiateurs, a questionné les collègues sur ce thème. De la même manière, les responsables pédagogiques ont été interrogés. On lira avec intérêt, plus loin, les contributions à ce propos. |