Il y a déjà été fait allusion dans de précédentes livraisons : une gestion ambiguë de la part des services du DFJC a provoqué un étrange pataquès autour de la question du statut et de la fonction des doyennes et doyens de l’école vaudoise. La SPV prend formellement position. Une histoire engagée par Mme Lyon dans une bien étrange perspective Quand fut créée l’Association vaudoise des doyens de l’école obligatoire (AVDEO), la SPV ne pouvait se douter que très étrangement la cheffe du DFJC allait désigner cette association, ainsi que les associations respectives de doyennes et doyens de gymnase et de l’enseignement professionnel, comme seuls interlocuteurs reconnus et susceptibles de travailler sur les orientations statutaires liées à la position particulière qu’occupent ces collègues au sein des établissements. Etrange perspective privilégiée par Mme Lyon de ne faire participer à ces travaux que les seuls doyens – et directeurs – alors même qu’ils se trouvent au centre d’un système qui englobe tous les acteurs de l’établissement. C’est cette approche effarante - et souterraine - qui explique pour bonne part les incompréhensions et les raidissements qui prévalurent ensuite. Le courroux de la SPV En effet, ce n’est qu’au milieu de l’année 2005 que la SPV fut alertée sur des travaux menés par un « groupe de travail sur l’encadrement dans les établissements » (GTEE)… qui ne prenait pas en compte les encadrés (!). Elle demanda alors d’être associée à la démarche ; ce qui fut formellement accepté en séance de travail SPV-DFJC, le 26 septembre de cette même année. Las, et c’est là que se situe notre d’attentiste maladroit, alors que le GTEE rendit son rapport en octobre 2005 – ce que nous apprîmes bien plus tard-, rien ne vint de la part du DFJ. A l’instar des autres faîtières, la SPV fut bel et bien laissée à sa niche. Ce que Mme Lyon reconnut, un peu honteuse, en novembre 2006, lors d’une nouvelle séance de travail entre le DFJC et la SPV, cette dernière marquant clairement son courroux. C’est alors dans l’urgence et sans véritable objectif que, le 21 décembre 2006, fut initiée, sous l’égide de la cheffe du DFJC, une rencontre de l’ensemble des acteurs (associations de doyens et de directeurs, faîtières associatives et syndicales, cadres de l’école vaudoise). Séance d’échanges qui se passa relativement mal, la SPV relevant d’une part la faible qualité et le manque de souffle du rapport du GTEE et stigmatisant une « fiche-emploi DECFO » considérée comme très caoutchouteuse. Dès février 2007, la SPV cherche un chemin commun… Depuis la SPV n’a eu de cesse de trouver un chemin consensuel. Ainsi, son comité a notamment rencontré celui de l’AVDEO afin de préparer une séance, réunissant faîtières syndicales et associations de doyens, qui puisse faire évoluer les parties selon une proximité d’approche. Ainsi, le 7 mars de cette année, l’AVDEO, l’ADGV, l’AVDEP, SUD, SSP et la SPV semblaient s’être arrêtés et accordés sur un texte d’orientation commun, déposé à l’initiative de la SPV. Mais c’était sans compter les obscures arcanes de l’AVDEO et de son comité qui, seul, renonça à sa validation. Comme il abandonna sa volonté d’en débattre dans une Assemblée générale et à y pouvoir entendre la SPV comme pourtant il s’y était engagé. … et finalement, le 19 juin, trace son propre sillon ! Dans ce cadre, il était urgent que la SPV puisse trouver une détermination propre. Ce fut l’objet du très riche débat du 19 juin dernier, conduit avec les « doyennes et doyens SPV », qui autorisa chacun à prendre mieux conscience des enjeux du dossier en tant que tel et des flux qui irriguent les relations entre la SPV et l’AVDEO notamment. Un débat qui permit au final à une majorité écrasante d’adopter une déclaration conjointe du comité de la SPV et des doyennes et doyens de notre association professionnelle, déclaration rendue publique et aussitôt transmise à l’ensemble des intéressé-es et à la Cheffe du DFJ.[1] Ce que nous réaffirmons aujourd’hui formellement - et que l’on retrouve dans la déclaration du 19 juin - est que les doyennes et les doyens doivent trouver un statut clair et une fonction pertinente. Dans ce contexte pourtant, des « désirs cachés » devront être mis en lumière, singulièrement la place des doyens dans le domaine des ressources humaines et particulièrement la question de leur participation à l’appréciation du travail de leurs collègues. Nous nous engageons dans ce cadre à agir de concert avec l’AVDEO. C’est en tout cas dans ce sens que se sont prononcés fortement nos collègues le 19 juin. Enfin, il est clair qu’a avorté la tentative mise en place par le DFJC pour diviser et pour travailler de manière souterraine, en s’appuyant sur de toujours possibles ambitions personnelles. Comme a échoué celle qui consistait à faire émerger une association autonome des praticiens-formateurs et à tenter de faire l’impasse sur les associations professionnelles et faîtières syndicales d’enseignants. Dan Le contenu de la déclaration adoptée le 19 juin 2007 Fonction de doyenne / doyen de l’école obligatoire vaudoise · Les doyennes et doyens qui exercent leur activité au sein d’un établissement d’enseignement obligatoire vaudois doivent bénéficier, dans le plus bref délai, d’un statut clair, dont la définition sera appuyée, notamment, sur les réflexions du Groupe de travail sur l’encadrement dans les établissements scolaires (GTEE), dont le rapport final a été déposé en octobre 2005 ; · Dans cet objectif, et en particulier, une seule et unique fonction de doyenne/doyen de l’école obligatoire doit être reconnue ; · Les modifications légales, réglementaires, ainsi que les directives relatives à la création de la fonction de doyenne/doyen de l’école obligatoire seront négociées entre les représentants de l’Etat et les faîtières syndicales, dont la SPV – celles-ci agissant par délégation de compétence et en lien avec l’AVDEO (Association vaudoise des doyens de l’école obligatoire) ; · Relativement à la fonction de doyenne/doyen de l’école obligatoire, les négociateurs de la SPV s’engagent à obtenir la meilleure classification salariale possible, à hauteur des responsabilités dévolues aux personnes concernées, déclinées notamment dans la fiche DECFO consacrée à leur activité. Dans ce cadre: · les doyennes et les doyens participent de plein droit au Conseil de direction ; · les doyennes et les doyens agissent par délégation de compétence de la Direction d’établissement ; · à ce titre, à elles et eux seuls, les doyennes et les doyens ne possèdent pas de pouvoir décisionnel dans le domaine des ressources humaines.
[1] On retrouve sur le site internet de la SPV, l’entier de la déclaration du 19 juin, ainsi que la lettre d’accompagnement envoyée à ce propos à Mme la Cheffe du DFJC. |