On avait tendance à s'en moquer un peu ou même à minimaliser leur travail. Les maîtresses d'école enfantine sont pourtant parties prenantes, au même titre que leurs collègues du primaire et du secondaire. Même le canton a été dans l'obligation d'admettre que la formation et le travail des maîtresses enfantines devaient être reconnus de manière beaucoup plus sérieuse qu'ils ne l'avaient été auparavant. Quand on pense ou qu'on parle enseignement, on a le plus souvent à l'esprit l'image d'une école obligatoire qui commence à la première année de l'école primaire. On sait pourtant, que l'école enfantine existe aussi et qu'en fait, elle revêt une importance de premier ordre dans le cursus scolaire d'un enfant. Ce dernier va y acquérir tous les principes de base qui régissent la vie communautaire. Il y recevra déjà les premiers rudiments d'un travail scolaire et d'un raisonnement logique. Le premier contact avec la vie scolaire est d'une importance capitale : soit on aime, soit on n'aime pas. Dans le premier cas, on est dans une case positive. Dans le second cas, il s'agira d'offrir à l'enfant toutes les possibilités imaginables qui pourraient lui permettre finalement d'apprécier le milieu scolaire. Le travail préparatoire réalisé par l'école enfantine est par conséquent indispensable à chaque enfant. On constate qu'on a quitté, à juste titre, l'appellation de jardin d'enfants. Ce qui peut rester du terme de jardin, c'est le fait qu'on y prépare le terreau favorable et qu'on y met déjà quelques premières graines en vue de la scolarité. A partir de ce numéro de l'Educateur, on entendra parler beaucoup plus souvent des maîtresses enfantines dans notre région. Actuellement, un groupe dynamique entreprend différentes actions pour mieux faire connaître le premier secteur de l'enseignement scolaire. (Voir l'article sur l'échange de classes) Quand je vous disais que le début de l'année scolaire était positif… |